‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 291 sur 725 · DE TURGOT · texte numérisé non relu

DE TURGOT

Turgot. — Tiu-got, comme cadet, avait été destiné par sa famille à l'Eglise ; la vocation lui manqua ; il quitta la Sorbonne à vingt-trois ans, fut nommé peu après maître des requêtes au Parlement, siégea dans l'affaire de la revision du procès Calas et entra, par d'.Alembert, à l'Encyclopédie.

Malgré une timidité dont il ne put jamais se défaire et qui se traduisait par une élocution pénible, il eut vite fait de gagner ce monde difficile par la force de sa pensée, la clarté de sa science, « ce quelque chose de la dignité antique », comme dit Montyon, qui se dégageait de lui. Malesherbes dira de lui ; « 11 a la tète de Bacon et le cœur de l'Hôpital. »

Les idées de Turgot. — Dès le séminaire, Turgot s'était porté vers les choses d'économie politique. Dans une lettre à son condisciple, l'abbé de Cicé, il combat l'idée de Law que la monnaie métallique n'est qu'un signe fondé sur la marque du prince : bien au contraire, c'est une marchandise, comme une mesure des autres marchandises.

Pour le cours forcé des billets (de banque), il n'en peut résulter qu'un avantage passager, « parce que les denrées augmentent de prix à proportion du nombre des billets ». Grande vérité qui fut méconnue pax la Révolution.

Lié avec Quesnay, pour qui l'agriculture devait être le souci dominant des hommes d'Etat, et avec Gournay, qui, s'attachant surtout aux questions nées du commerce et de l'industrie, avait reconnu dans la concurrence le principal aiguillon du travail et fomiulé l'adage : « Laisser faire, laisser passer », Turgot adopta leurs principales idées.

;. NoLUAT, La reine Marie Aidoinelte.

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