‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 292 sur 725 · A' /•: /•■ O R M E S D /•: /■ U R CO T · texte numérisé non relu

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Développées d'abord dans son fameux opuscule, écrit pour l'instructionde deux jeunes Chinois : Essai sur la formation et la distril'iition des ricli esses, eUçs sont devenues Técononiie politique moderne d'Adam Smith et de rvKi.oi iiri7i73') J-B. Say. Pour Turgot, (D-après le portrait de le Commencement et la

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économiques, c'est la liberté du travail.

Généralité de Limoges. — Nommé intendant de la généralité de Limoges, il affirma ses principes dans un nombre considérable de circulaires et de rapports, notamment sur la liberté du commerce des grains, sur l'assiette et l'égale répartition de la taille, sur le cadastre, « description géométrique de la province, fonds par fonds », sur l'impôt de répartition que doit être l'impôt foncier.

Il réussit à appliquer quelques-unes de ses idées, malgré l'hostilité de la petite noblesse et grâce à une énergie extrême et, selon le mot de Malesherbes, à « sa rage du bien public ».

Réformes de Turgot. — Lorsque Turgot eut exposé son programme à Louis XVI : « Ce n'est pas au roi, conclutil, que je me donne, c'est à l'honnête homme. » Le roi lui prit les deux mains : « Vous ne serez pas trompé. »

La sincérité de Louis XVI ne fait pas de doute ; ce qui n'en fait pas davantage, c'est sa faiblesse. Turgot, tout de suite, s'en inquiéta. Loyalement, il avertit.

Pour exécuter son programme : « Point de banqueroute, point d'augmentation d'impôts, point d'emprunt », un moyen suffît : réduire la dépense au-dessous de la recette. Seulement on ne peut suivre une politique d'économie et soulager le peuple que par la réforme des abus, et cela est difficile, « car il n'est point d'abus dont quelqu'un ne vive ».

En effet, à chaque réforme de Turgot le monde de ses ennemis augmente.

Réformes dans les finances. — Quand il réduit en moins d'un an le déficit de 48 à 18 millions de livres, il a coalisé contre lui les fermiers généraux à qui il a enlevé la taxe du sel et interdit les croupes ; les financiers qui gravitent autour des fermes; les gens de cour dont il a supprimé les offices ; les « domestiques » du roi dont il menace de rogner les bénéfices et les pensions.

Rien que pour la maison civile du

roi et de sa famille, le comf>te général de 178g trouvera 15 000 personnes, dont 500 pour la seule division « de la bouche » ou Cuisine-Communs, avec un?

dépense annuelle de 40 à 45 millions.

Abolition de la corvée. — Quand il abolit la corvée des chemins pour la remplacer par un impôt général en argent et que, dans le préambule de l'édit, il en déclare toute la portée : un commencement d'égalité fiscale, l'obligation pour les nobles et le clergé de participer aux besoins de l'Etat dans les mômes conditions que les gens du Tiers, etlti prochaine suppression des droits féodaux, — les campagnes sont transportées de joie, Condorcet publie sa brochure Bénissons le Ministre et la réforme est célébrée comme un grand exemple jusqu'en Autriche et en Prusse.

Mais les privilégiés s'insurgent, car « toutes les charges publiques, dit le président à mortier Joly de Fleury, doivent • tomber sur les roturiers qui. vu leur état, naissent taillables et corvéables à merci, tandis que les nobles, au contraire, naissent exempts de toute imposition ». Le Parlem^^ après avoir supprimé la brochure ae Condorcet, refuse de recevoir l'édit. Il fait des remontrances où sont invoqués « les droits des Francs sur leurs hommes » ; l'édit est attentatoire à la propriété et ébranle l'état social. Il fallut un lit de justice pour l'enregistrer.

Suppression des Jurandes. — Pareillement l'édit sur la suppression des jurandes, des maîtrises et corporations et sur la liberté du travail. Il a été reçu avec des acclamations par les ouvriers et tout le menu peuple, comme l'a été l'édit sur la corvée par les paysans. Mais le premier président Séguier déclare que « donner à tous les sujets la faculté de tenir magasin et d'ouvrir boutique, c'est violer la propriété des maîtres qui vont perdre leur privilège ».

La question du bié. — L'arrêt du Conseil qui ordonnait la libre circulation des blés à l'intérieur du royaume et autorisait l'importation des céréales étrangères n'a pas été accueilli avec moins de faveur par les fermiers que par les commerçants. Mais les « maltôtiers » qui ne pouvaient plus spéculer, les monopoleurs de l'ancienne agence des blés (sociétaires du pacte de famine) et les parlementaires qui perdaient leurs droits de police sur les approvisionnements des villes, profitèrent de la mauvaise récolte de 1774 pour exciter des émeutes (la guerre des farines).

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