UNE COMMUNE FORTIFIEE
Cependant
Cetteprompte le donjon, mais tous les bâtiments de la vie communale. Les Croi-
corruption sades 2^ qui
du système féodal et tant de souffrances commencent sous le règne de Henri I«f,
vont servir bientôt le dessein capétien vont contribuer à l'affaiblissement de la
de restaurer le royaume. En effet, l'excès féodalité. Les seigneurs contractèrent de
des maux va tourner vers le roi les yeux lourdes dettes pour équiper leurs trou-
des opprimés, campagnards et citadins, pes, vendirent leurs biens parcelle par
Le roi va avoir pour allié contre la parcelle; beaucoup périrent en Terre
féodalité qui l'étouffé le peuple qu'elle Sainte,
pressure. Le mouvement des Communes. —
Les Capets passaient généraleméfiit Avec Louis \'I, dit le Gros ', la royauté
pour une race plébéienne. Ils n'eurent est tout à fait réveillée. Elle entre réso-
rien de militaire jusqu'au xii" siècle. lument en lutte contre les petits sei-
Les premiers Capétiens. — Hugues gneurs pillards qui pullulent dans les
Capet, qui n'osa pas porter la couronne, vallées de la Seine, de l'Aisne et de l'Oise,
et ses premiers successeurs, tout juste A la fin du règne, après trente-quatre
rois de Paris et d'Orléans, — Robert années de guerres incessantes, l'Ile-de-
le Pieux, Henri I«'' et Philippe P'^ — eurent assez à faire à établir solidement le principe de l'hérédité monarchique, en s'associant d'avance leur fils aîné, et à donner un peu d'air à leur capitale.
L'rance est délivrée de ses tyranneaux.
Le roi est seul maître de son domaine. Le grand mouvement pour l'affranchissement des villes commença sous Louis VI.