J7*9- — ASSEMBLÉE NATIONALE
Maintenant que les Communes mani- Après une dernière sommation à la
testent leur volonté de réformer, non pas noblesse et au clergé d'avoir à rejoindre,
seulement les finances, mais le royaume, — n sinon il serait domui défaut contre
comme le droit leur en a été dévolu par les non-comparants » — les Communes
Jes Cahiers, il a le regret d" avoir convoqué {17 juin) se déclarèrent « Assemblée
les Etats, cède à la coterie de la reine xatioxale ».
qui a été toujoiurs opposée à leur réunion, Serment du Jeu de Paume. — La
menace de les dissoudre, renvoie le cour déjà poussait au coup d"Etat
ministre qui leur a fait appel, et déchaîne (dissolution des Etats généraux; ; Necker
r irrévocable. avait préparémie déclaration,» semblable
La réunion des Ordres. — Ce prologue presque mot pour mot à celle qui sera
de la Révolution comprend des scènes, donnée vingt-cinq ans plus tard à Saint-
d"une allure cornélienne, qui se gravèrent Ouen, par Louis XVllI * ». Louis XVI,
aussitôt dans la mémoire des hommes. toujoui"S flottant, ne trouva rien de
Dès le lendemain de la séance d'où- mieux que de faire fenner la salle du
verture, les Conmaunes, à qui leur nombre Tiers jusqu'à ime prochaine séance royale,
avait fait attribuer la grande salle des Quand les députés se heurtèrent le
Menus (aujourd'hui détruite), déclarèrent lendemain à la consigne, ils prirent à
qu'elles attendaient les deux autres témoinungros de peuple qui était accouru, ordres pour procé
der ensemble l'examen des pouvoirs.
C'était, sur le terrain le plus solide, toute la question de la réunion des trois ordres ou de leur séparation.
Une vérification faite par chacun des ordres pour lui même, qu'eiit - elle \alu ?
Bien que les évêques, puisXeckerse fussent proposés comme médiateurs, la noblesse s'entêta'
à voter par ordre. Elle ne sortait pas de ces trois mots : * C'était ainsi jadis. » Le bas clergé eiit voulu venir « dans la salle commune-), y rejoindre le Tiers qui l'appelait.
Assemblée nationale. — Ces négociations durèrent plus d'un mois. Au dehors, la crise de la misère * s'exaspérait surtout dans les campagnes, en émeutes et en pillcries de toutes sortes.
Cette « anarchie spontanée ' », qui