LE ROI A VA RENNES
nécessité de mettre ua obstacle à la propagation du fléau ».
Le 20 juin, à minuit, le roi, la reine, Mme Elisabeth, sœur du roi, le dauphin et la dauphine sortent, sous des déguisements, de Paris et prennent, en berline, la route de Montmédy, où Bouille a préparc un camp.
Varennes. — Ils n'allèrent pas loin.
A Paris, le lendemain matin, sitôt que se répandit la nouvelle, La Fayette, s'étant concerté avec Bailly, maire de Paris, et avec Beauhamais, président de FAs-
l'énorme et suspecte berline venait d'y passer : Louis XV'I, bien qu'habillé en domestique, fut reconnu, s'étant montré à la portière. Drouet, fils du maître de postes, se jeta sur un cheval et galopa aussitôt par les bois à Varennes, devançant le roi. Les « patriotes » sonnèrent le tocsin qui fit accourir tout le peuple de la petite ville et des campagnes voisines. Les voyageurs exhibèrent leurs passeports qui portaient de faux noms, puis convinrent de la vérité. Un gros de soldats, invités par leurs officiers à délivrer