‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 331 sur 725 · novembre · texte numérisé non relu

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Necker avait quitté le ministère *, ayant perdu tout crédit sur l'Assemblée pour son opposition à la création des assignats. Puis Mirabeau était mort subitement ■% au printemps de 1791, comme il venait de retrouver sa popularité, plus maître que jamais de son génie, roulant toujours dans sa tête puissante le dessein de concilier la monarchie et la Révolution. Il dit lui-même, sur son lit de mort, qu'il emportait « les lambeaux de la royauté ». Le corps de ce grand homme, qui n'avait pas rempli son destin, fut porté au Panthéon.

Ce n'était point le pauvre Montmorin qui pouvait retenir le roi, l'avertir que sa fuite au-devant de l'intervention étrangère apparaîtrait au peuple devenu souverain comme une trahison et un crime de lèse-nation.

Fuite du roi. — Maintenant les événements se précipitent.

L'une des lettres de IMercy à la reine a été interceptée et transmise à 1 ' Assemblée.

Les ministres demandent à Louis X V I de déclarer à 1 ' Assemblée et à l'Europe qu'il est lil'atteste, mais, par Fersen et Breteuil, prévient les souverains que sa déclaration n'est « qu'une suite de sa non-liberté ».

L'Assemblée s'effraye alors des progrès de l'émigration, mais elle hésite à la frapper à temps de peines empruntées aux édits de Louis XIV contre les protestants (déchéance de la qualité de Français et confiscation des biens) ; par voie de compromis, elle ordonne seulement aux nobles de rester en France.

Cette faiblesse encourage les chefs de l'émigration.

L'empereur Léopold reçoit le comte d'Artois au cours d'un voyage en Italie; il promet de concentrer des troupes à la frontière d'Alsace et de Flandres (20 mai 1791) et prévient le roi de Prusse que le moment approche où « toutes les puissances devront s'entendre sur la

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