‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 354 sur 725 · J795. — LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC · texte numérisé non relu

J795. — LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC

même, disposant de toutes les ressources de l'Etat, maître des ministres, et, comme le Sénat romain de proconsuls, entouré de l'état-major des commissaires aux armées, à la vérité soumis périodiquement à l'élection, le terrible Comité de salut public pour l'organisation, à l'extérieur comme à l'intérieur, de la Défense nationale.

Douze hommes s'arrogèrent ainsi sur la Convention elle-même, et en son nom, la dictature. Il faut « vaincre ou mourir ».

D'avril à juillet 1793, Danton fut l'âme du premier Comité de salut public '.

Les Girondins contre la Commune. — Les Girondins votèrent tous les décrets ; c'est un des leurs, Isnard, qui suggéra le nom du Comité de salut public. Mais ils se faisaient violence, et cela se sentait. Ils parlaient "trop bien, ils pensaient trop humainement, ce qui se traduisit

à lui. Obstinément, ils le repoussèrent, se perdant eux-mêmes et contribuant à le perdre au seul profit de Robespierre. Son ami Camille Desmoulins lança contre eux un libelle- empoisonné : Brissot dévoilé. Lui-même finit par les abairdonner, quitte à les pleurer trop tard.

Marat, dénoncé par Guadet pour une adresse qu'il avait signée comme président des Jacobins, fut acquitté par le tribunal révolutionnaire, porté en triomphe par la foule.

La Commission des Douze. — L'acquittement de Marat aurait dû donner à réfléchir aux Girondins. Au contraire, ils se piquèrent au jeu et, n'étant plus maîtres de leurs nerfs, commirent d'autres erreurs. Mécontents d'eux-mêmes pour avoir voté la mort du roi, ils bravèrent et provoquèrent, comme pour s'absoudre des reproches qu'ils se faisaient, les sec-

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