MARAT PORTE EN TRIOMPHE
Dénoncé par le girondin Guadet, pour une adresse ciu'il avait signée comme président des Jacobins, Marat fut
acquitté par le Tribunal révolutionnaire et porté en triomphe par la foule.
(D'après Duplessis-Bertaux, SM. Nat., Est.)
tions et la Commune qui les avaient intimidés.
Isnard, présidant l'Assemblée, alla jusqu'à dire q\ie, si une nouvelle insurrection se produisait, les départements se soulèveraient et « Paris serait anéanti ». La « Commission des Douze », que les Girondins firent nommer « afin de rechercher les auteurs de complots ourdis contre la Convention », ordonna l'arrestation d'Hébert, l'homme du Père Duchénc, substitut de la Commune, qu'il fallut ensuite relâcher.
Robespierre conseilla alors « l'insurrection worfl/c », qui devint l'affreux coup de force du 2 juin.
Le 2 juin. — L'afïaire fut modelée sur celle du 10 août. Henriot, commandant général des forces armées de la Commune, fit sonner le tocsin, marcha sur la Convention, réclama la mise en accusation
par les accusations meurtrières de Complicité avec les royalistes, Dumouriez, le duc d'Orléans, la Vendée.
Ainsi ils étaient ce que la Révolution eut, certainement, de plus pur et, sans doute, de moins politique. Ils reprenaient incessamment la bataille oratoire contre la Commune, les septembriseurs, Marat, Robespierre, tous ceux qui voulaient « consommer la Révolution par la Terreur ».
Danton, dix fois, tenta de les amener
I. L'apôtre moderne de la théocratie, Joseph de Maistrc, dénonce avec véhémence le « génie infernal ■> et le <■ caractère satanique des Jacobins », puis conclut que la Révolution ne pouvait réussir — c'est-à-dire la France nouvelle être sauvée de la guerre civile et de la guerre étrangère — que •< par l'étendue et l'énergie de l'esprit révolutionnaire, par la foi à la Kévolution ».