UE ROBESPIERRE
rHôît/lie Vilîr Ri^./i""'""'*^'','' -^ '*^'"' 'T"= "î" '"'"'"% ''=^ """"P^^ '^^ '=> Convention arrêtèrent Robespierre à
1 Hôtel de Vjlle. Blesse aux mâchoires par le gendarme Méda, Robespierre fut porté sur une table qui a été con-
servee au Palais des Archives Nationales.
« on a développé aux Jacobins l'intention d'égorger la Convention ». Tallien, que sa maîtresse, la belle Thérézia, pousse du fond de la Conciergerie, agite un poignard : « Il en percera lui-même le sein du nouveau Cromwell si la Convention n'a pas le courage de le décréter d'accusation. i>
Il y a deux jours, à de tels mots, l'Assemblée se fût enfoncée sous terre.
Maintenant on n'entend que les cris furieux : « Aux voix ! » Robespierre, son frère Augustin, Saint-Just, Couthon, Lebas, sont décrétés d'accusation, emmenés, remis aux gendarmes. Toute la Convention debout : « Vive la République ! d (9 thermidor, 27 juillet I7g4)
Insurrection de la Commune. — Fouquier-Tinville, comme il sortait du
Comité de salut public ; constituer ïtmité de gouvernement sous l'autorité suprême de la Convention... Je suis fait pour combattre le crime, non pour le gouverner. »
Une dernière fois il « médusa » l'Assemblée ; mais les suspects se dressent, Billaud, Amar, surtout Cambon : «* Avant d'être déshonoré, je parlerai à la France. Un seul homme paralyse la volonté de la Convention : cet homme, c'est Robespierre. »
Le «charme » de la peur est rompu.
Le décret qui, sur la motion de Couthon, a ordonné l'impression du discours, est rapporté.
Le Neuf Thermidor. — L'idole, ainsi ébranlée, tomba à la séance du lendemain qui fut vengeresse et affreuse, comme il arrive chaque fois qu'une longue lâcheté se révolte contre elle-même.
i-j()4- — MORT DE ROBESPIERRE.
tribunal, fut abordé par le bourreau, Samson, « fervent roj^aliste * ». Il y avait du trouble au faubourg Saint-Antoine où devaient passer les charrettes. Pourquoi ne pas remettre les exécutions au lendemain? Fouquier répondit que < rien ne devait arrêter le cours de la justice « et alla dîner au Pont-Rouge ^.
Cependant le général de la Commune, Henriot, ivre comme au 2 juin, et qui, lui aussi, avait été décrété d'accusation, courait au galop dans les rues et sur les quais, criant aux armes. Merlin (de ThionviUe) le fit arrêter, mais il fut mis en liberté par ses canonniers. La Commune n'avait pas plutôt connu les décrets qu'elle s'était déclarée «la seule autorité ».
Les geôliers du Luxembourg ayant refusé de recevoir Robespierre, malgré qu'il insistât vivement pour être incarcéré, il s'était rendu à la mairie du quai des Orfèvres où, toujours indécis devant l'action, il aurait préféré attendre la suite des événements. La Commune l'y fit chercher et mener à l'Hôtel de Ville où les autres accusés, bientôt tirés de leurs prisons respectives, vinrent le retrouver.
Il était légiste dans l'âme ; quand les gens de la Commune, plus robespierristes que lui, l'invitèrent à signer un appel à l'insurrection et un appel aux armées, il hésita. «Au nom de qui?... »
Mort de Robespierre. — La Conveiition, avertie de l'insurrection, accueillit mal la rhétorique de Collot : « Voici pour chacun l'instant de mourir à son poste ».