‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 367 sur 725 · LE S EU F TH.ERMIDOR · texte numérisé non relu

LE S EU F TH.ERMIDOR

dira Cambacérès à Napoléon, mais le plus maladroit qu'il piit faire. Il accuse la Convention et la Révolution elle-même d'impuissance : les armées ennemies ne sont ni « enveloppées » ni ♦ exterminées » ; « les administrateurs suprêmes de nos finances sont des fripons » ; et il nomma Cambon. Il a repoussé l'accusation de dictature, inventée par « des rois qui ne sont pas sûrs de conserver leurs couronnes et qui s'arrogent le droit d'en distribuer aux autres », mais il conclut à la dictature : « Il y a une conspiration dans le sein même de l'Assemblée. » Quel est le remède? « Punir les traîtres ; épurer le

Les clameurs des conjurés empêchèrent d'abord Saint-Just et Lebas, puis Robespierre lui-même de parler. Chaque fois qu'il s'approcha de la tribune, les cris : « .\ bas le tyran ! » éclatèrent, pendant que la sonnette des présidents complices, Collot, puis Thuriot, couvrait sa voi.x. Robespierre : « Président de brigands, accorde-moi la parole ou décrète que tu veux rn'assassiner. » Se tournant vers la droite : « Hommes purs, hommes vertueux > — toujours ! — <, c'est à vous que je m'adresse. » Legendre : « Le sang de Danton t'étouffe ! »

Billaud raconte que, la vei'le au soir.

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