‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 372 sur 725 · UN MUSCADIN · texte numérisé non relu

UN MUSCADIN

Jeunesse dorée de l'an II

(Musi'e CarnavaUt.J

(avril-mai 1795). La Convention fut deux fois entourée, puis envahie par des foucomme « terroriste » les amiées de piques et protégé de Robes- et de sabres, qui pierre jeune. mettaient en avant

Les royalistes, les femmes. Ces mallongtemps terrés, heureuses, mourant avaient reparu. Des de faim, criaient : jetmes hommes, qui « Du pain et la Cousauraient dû être aux titution de 93 ! » années, vêtus avec Pichegru, nommé

recherche, habiles à au commandement jouer du gourdin, te- de Paris, réprima naient maintenant le aisément 1' émeute ^n incroyable haut du pavé. « Mus- de germinal ; Menou jeunesse dorée de l'an il. cadins » et Jacobins, eut plus de mal avec « jeunesse dorée » et celle de prairial qui dura deux jours. « canaille révolutionnaire » en vinrent Le député Féraud, comme il conjurait la aux mains dans les lieux publics. foule de respecter l'assemblée, fut massa-

En même temps, le luxe provoca- cré, sa tête placée au bout d'une pique teur.des « nouveaux riches », fournisseurs et agioteurs, l'explosion tapageuse du plaisir dans l'hiver qui suivit la Terreur comme sous la Régence après la longue compressi on de Louis XIV, faisaient un affreux contraste avec la misère du peuple. La brusque sup pression du maximum accrut encore la crise. La livre de pain se vendit 45 livres en assignats.

Insurrections de Paris. — L'arrogance des " contre - révo lutionnaires », les menées en souterrain de quelques agita-

tpiirc Pt H Hi. . ^^"^ ÉLÉGANTS DE 1789.

icuib, CL la. ui La gravure représente un coin du jardin du Palais-Royal, le rendez-vous des «élégants»

Sette pousse - à U veille de la Révolution ; derrière les groupes, la rotonde du Café Chinois; au fond les rent le Deuple maisons à galeries qu on voit encore aujourd'hui.

^ Frajfment d'une gravure de Debucourt, Bib!. Nat.)

Page 1