MONTHOLOH
2. Rapport d'Arbagast, recteur de l'Université de Strasbourg, membre de la Convention.
naît. » Qu'il y ait eu, sous la Révolution, comme dans toutes les grandes commotions publiques, des destructions de monuments, surtout de palais royaux et d'édifices religieux, c'était inévitable ; les Vendéens, eux aussi, brûlèrent des châteaux, devenus biens nationaux, et des bibliothèques. Mais la Convention intervint, avec sa vigueur accoutumée, contre ce qu'elle appelait elle-même « le vandalisme ' » ; le décret du 4 juin 1793 condamna « quiconque dégraderait les monuments des arts à deux ans de fers ».
David et Joseph Chénier firent rendre des décrets-lois sur l'entretien des artistes envoyés à Rome aux frais de la République, sur le catalogue des objets d'art, sur les récompenses nationales pottr les grandes découvertes, sur les pensions littéraires et artistiques.
Le 13 vendémiaire. — On eût compris l'hostilité des démocrates contre une Constitution qui, du suffrage universel (de l'an I), revenait au système censitaire et aux deux degrés d'élection ; le testament de la Convention irrita surtout les royalistes.
Ils s'en prirent aux décrets, politiques, mais d'une légalité douteuse, sur la réélection des deux tiers. Ainsi l'Assemblée se perpétuait ! Elle parlait des droits du peuple et, indéfiniment, elle en ajournait l'exercice !
Le mécontentement s'accrut quand la Constitution et les décrets, soumis à un plébiscite où les armées prirent part, furent acceptés, la Constitution à la presque unanimité des votants et les décrets à une forte majorité, mais avec un nombre considérable d'abstentions.
La province et les armées ratifièrent en masse ; l'opposition fut surtout parisienne.
Déçus dans leurs espérances, les sectionnaires royalistes, qu'avaient rejoints plusieurs chefs de chouans et un assez grand nombre d'émigrés, se crurent de taille à recommencer le 10 août et, pour le moins, le 2 juin. Le 12 vendémiaire, ils firent battre la générale et se déclarèrent en rébellion contre l'Assemblée.
Menou, qui commandait l'armée de l'intérieur, prit mal ses mesures et, chargé de désarmer la section Lepelletier, centre de l'insurrection, parlementa avec elle et fit rebrousser les forces conventionnelles.
Barras et Bonaparte. — Cette capitulation, qui exalta les royalistes, fut la cause de leur perte. La Convention destitua Menou, le remplaça par Bandas, en souvenir de Thermidor, bien que
•?. Rapport de Lakanal.
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