‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 427 sur 725 · I-H :iACRE DE NAPOLF.ON I · texte numérisé non relu

I-H :iACRE DE NAPOLF.ON I

Le Pape est assis devant 1 autel Na cléon a pris la couronne des inains du pontife, il s'est couronné de ses propres mains et va couroiuier lui-niénie l'inipératrice agenouillée. An premier plan à droite, les grands dignitaires, Talleyrand ironique. Dans l'arcade du fond, ta mère de l'Hrapereur.

(4 décembre 1804, par David, MusJe du Louvre, Cl. Hachette.)

Mortier, . Ney, Davout, Bernadette et Be.ssières, et quatre maréchaux honoraires : Kellermann, Lefebvre, Pérignon et Sérurier.

Le pape à Paris. — Enfin, puisque les anciens ruis étaient sacrés à Reims, et n'étaient pleinement rois qu'aprèsle bris de la Sainte Ampoule, Napvoléon décida que sa nouvelle légitimité serait pareillement consacrée par l'Eglise, mais selon un cérémonial moins archaïque et plus conforme à l'esprit du temps ; sa couronne sera bénie par le pape lui-même, à Notre- Dame.

Comme le pape n'eût pu refuser sans s'exposer à des représailles, — à l'abolition du Concordat dont l'empereur le menaça, — il consentit à venir à Paris avec des cardinaux.

Il y arriva le 29 novembre, dans la même voiture que l'empereur qui était allé à sa rencontre à Fontainebleau, et fut logé aux Tuileries.

La veille de la cérémonie, Joséphine

où il allait prendre la couronne. Napoléon la saisit et la plaça lui-même sur son front, pour bien constater qu'il ne devait son pouvoir qu'à lui-même. Il avait promis de se laisser couronner par le pape qui protesta le lendemain contre re manquement aux accords convenus '.

Le nouveau Charlemagne couronna ensuite de ses propres mams Joséphine qui fondit en larmes.

Après que le canon eat annoncé à Paris l'étonnante cérémonie, Cambacérès lut à l'empereur la formule du serment constitutionnel et Napoléon jura.

Dans le tableau où un autre régicide, David, a représenté le sacre, on voit, an bas de l'autel, l'ancien évoque d'Autun, le grand chambellan Talleyrand, en habit rouge, comme le Méphisto de Goethe, qui inaïque, d'un sourire sarcastique, son peu de confiance dans la solidité du spleudide décor.

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