LE SACRE
ment payées, échurent à l'oncle de l'empereur, le cardinal Fesch, à Talleyrand, Caulaincourt, Berthier, Duroc, Ségur (grand maître des cérémonies).
Une partie de la vieille noblesse se précipita dans les cours de l'empereur et de sa famille. Mme de Staël rapporte ce mot du chambellan d'une des sœurs :
« Il faut bien servir quelqu'rm. » Après la création (en iSoS) de la noblesse impériale, Napoléon affecta de dire que les anciens nobles servaient mieux que les Jacobins travestis.
Les maréchaux. — L'institution des maréchaux procéda d'une pensée plus haute. La première promotion comprit Jourdan, Masséna, Augereau, Murât, Brune, Berthier, Lannes, Soult, Moncey,
ayant avoué à Pie VII qu'elle n'était mariée que civilement, il déclara qu'il ne pourrait la sacrer avec l'empereur que si le mariage religieux était au préalable célébré. Napoléon y consentit et la bénédiction nuptiale fut donnée le soir même dans la chapelle des Tuileries, par le cardinal Fesch.
Le sacre. — Le 2 décembre, le pape se rendit le premier à Notre-Dame où étaient déjà réunis les grands corps de l'Etat, 60 évêques et un lot de princes allemands. Napoléon se fit attendre pendant une heure. Il portait un costume romain qui s'accordait avec sa figure de médaille.
Le pape lui fit une triple onction sur la tête et sur les mains, mais, au moment