MARIAGE DE NAPOLÉON ET DE M A RI E-LOU I S E
de Napoléon. Il lui dit à lui-même qu'il France était en viager sur sa tête » • se^
avait voulu le tuer (13 octobre). frères convenaient d'autant moins qu'ils
Le divorce. — Six mois après ce traité s'attribuaient plus de droits à sa succes-
qui faisait tomber l'Autriche au rang sion ; l'adoption (d'Eugène Beauharnais
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Limite delà France en 1789 I, /Z9a
" " „ 'r--\ \ï Pays soumis' a l'autoriié
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P. I. Provinces fllfriennes
nn n £itats vassaux
CARTti UE L'EMPIRE l-RANÇAIb EU iBlo
d'une puissance de second ordre, Napo- ou d'un fils d'Hortense) était un « mauvais
léon épousa la fille de l'empereur Fraii- moyen pour fonder une dynastie», çois (août 1810). Le mariage autrichien. — La répu-
Du jour où il s'était fait empereur, il diation décidée — divorce civil, aniuila-
avait pensé au divorce. Joséphine ne lui tion du mariage religieux ♦contracté par
ayant pas donné de successeur, «la surprise», — l'empereur mena l'affaire
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LE ROI DE ROME. — iSii.
de son second mariage comme une affaire «entrailles d'Etat» de la maison de
politique. Habsbourg. Metternich écrivit : « Je
Autour de lui, Murât, les anciens régi- regarde cette affaire commelaplus grande
cides (Fouché, Cambacérès), tenaient qui puisse, en ce moment, occuper l'Eu-
pour un mariage russe ; le prince Eugène, rope ».
le duc de Bassano, Talleyrand et José- Le refus déguisé d'Alexandre traii-
phine elle-même pour un mariaijo a\itri- chaii la question : Napoléon « se décida »
chien ; le vieux Lebrun pour un mariage saxon.
.\lexandre, bien qu'il éprouvât une vive répugnance à donner sa sœur à un officier de fortune, eût consenti à la mésalliance, mais à la condition que Napoléon prît, par écrit, l'engagement, précédemment refusé, de ne pas rétablir la Pologne ' ; au surplus, la grandeduchesse Anne n'était pas encore nubile et ne changerait jamais de religion.
Au contraire, 1 ' a m b assadeur Schwarzenberg et Metternich, promu ministre des.Afïaires étrangères, offrirent une archiduchesse.
Le mariage sera une
Lîn an après son monde un fils qu
(D'après Gérard, Musée de Versailles, Cl. Hachette.)
pour « l'Autrichienne»,se fit porter le contrat de Louis XVI (dont il allait se dire le neveu) et formula sa demande qui fut aussitôt accueillie.
.A Vienne, ce fut l'archiduc Charles qui épousa, par procuration ; puis Caroline Murât conduisit la grasse et rose Iphigénie à Compiègne où l'empereur la reçut à la royale, comme Henri IV avait fait pour Marie de Médicis.
Le roi de Rome.
— Moins d'un an après, la nouvelle impératrice mit au monde un fils qui fut déclaré à son berceau roi de Rome (20 mars 1811).
Napoléon, après
un entretien avec Gœthe pendant son séjour à Erfurt, avait dit du grand poète allemand : « Voilà un homme. »
Un distique de Gœthe proclama que l'Empire était « fondé désormais sur l'airain ».
assurance pour l'Autriche, il achèvera de dissoudre l'alliance russe. L'empereur François (il venait d'épouser sa troisième femme) n'eut pas d'hésitation.
Marie-Louise accepta sans aucune répugnance le destin que lui faisaient les