BATAILLE DE WAGRAM LE MARI.\GE DE MARIE-LOUISE
Napoléon suit à la loigp.ette le combat dans la plaine et L'archiduc Charles épouse par procuration l'archidu-
le passage du Danube. chesse Marie- Louise que Caroline Murât conduisit ensuite
(Horace Vernet, Musét de Versailles.) à Compiègne. {D'après Rouget, Musée de Versailles).
avaient eu devant eux dans le Frioul et qu'ils poursuivirent jusqu'à Raab.
11 gagna alors, en deux jours (5-6 juillet) la bataille de Wagram, la plus grande qu'il eût encore livrée par le nombre des combattants, et la plus difficile, parce que, de toutes les opérations de la guerre, il n'en est pas de plus hasardeuse que le passage d'un large fleuve devant un ennemi résolu.
La victoire fut décidée par la grosse artillerie de Lobau qui couvrit au loin la plaine de boulets. L'archiduc Jean arriva trop tard au secours de son frère.
Malgré 30 000 hommes hors de combat, l'armée autrichienne ne fut pas désorganisé et se retira vers la Bohême.
Espagne et Pologne. — « Si je n'eusse battu à Wagram qui ne fut pas une victoire décisive, dira Napoléon, j'avais à craindre que la Russie ne m'abandonnât, que la Prusse ne se soulevât et les Anglais étaient devant Anvers. »
De l'armistice de Znaïm (11 juillet)
l'empereur des Français, Alexandre opposa son vélo à la réunion de la Galicie au grand-duché de Varsovie. Un acte de sa chancellerie mit Napoléon en demeure de choisir entre les Russes et les Polonais. On trouva péniblement une transaction :
le partage d'une moitié de la Galicie entre la Russie et le grand-duché.
Alexandre avait proposé cette déclaration commune, que Napoléon repoussa :
<i Le royaume de Pologne ne sera jamais rétabli. »
Traité de Vienne. — L'Autriche fut de nouveau démembrée au traité de Vienne ; elle dut céder, en outre de la Galicie, Salzbourg à la Bavière et toutes ses provinces maritimes (Trieste, Fiume, Croatie) au grand Empire, qui s'étendit désormais, par le <i gouvernement d'Illyrie », jusqu'aux Balkans. Elle reconnut Joseph, Murât, la réunion de Rome l'Empire, et s'obligea à entrer dans le sytsèrne continental.
La veille de la signature, un jeune Allemand, armé d'un couteau, s'approcha
iSio.