I. Brunetière
nistre du roi de Sardaigne en Russie.
« Théologien de la Providence », Maistrr dénonce dans un styli qui rappelle celui do Bossuet, mais qu'il charge de furieuses invectives, le caractère «apocalyptique » de la Révolution (Considérations sur la France), et fait « l'apologie » du bourreau, de la gueiTC et de l'Inquisition (Soirées de Saint-Pétersbourg) ; il médite son livre sur le Pape.
Philosophes et savants. — Les survivants de 0 la secte encyclopédique », les « idéologues », comme les appelait Napoléon, se réunissaient chez la veuve d'Helvétius et chez la veuve de Condorcet, et aux bureaux de la Décade philosophique.
Leur « Bible » était VEsquisse d'une histoire des progrès de Vespiit humain que Condorcet avait rédigée, avec un mâle courage, sous le couteau de la guillotine. La Convention en ordonna l'impression et la distribution « dans toute l'étendue de la République ». Il n'y a pas beaucoup de plus grands livres. La religion de la science en date.
Les «idéologues» étaient, pour la plupart, des érudits : \'olney, l'auteur des Ruines ; Daunou et Fauriel qui firent de l'histoire littéraire «' la science des produits de l'esprit humain » ; le docteur Cabanis, l'ami de Mirabeau, l'auteur du traité sut les Rapports du physique et du moral.
Un janséniste, Royer-Collard, s'étant séparé de l'école de Condillac qui veut que nos facultés soient des sensations transformées, fonda, vers 181 1, l'école spiritualiste.
La « décomposition de la pensée » fut l'étude de Maine de Biran.
La science. — Les plus grands savants de l'époque, qui comptent panni les plus grands de tous les temps, — les naturalistes qui contiiuièrent Bufïon ; Cuvier, inventant l'anatomie comparée et, par la paléontologie, restituant l'antique population du globe, et l'élégant Lacépède, aussi méthodique que Lmne, mais sans (i758-i»23).
l'être plus philoSOphi- (Musée du Louvre.)