‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 460 sur 725 · INGRES · texte numérisé non relu

INGRES

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génie (le Naufrage de la Méduse, le Cuirassier bl£:isé), sont partis du David français, mais l'ont vite dépassé. L'épopée moderne lésa pris.

David écrit vainement .1 Gros : « A quoi pensezvous? Reprenez votre l'iutarque. »

Ingres. — Le plus illustre des élèves de David, Ingres, se détacha

L'école du plein air, qui, sans doute, a su regarder dans la vie et dans la nature, lui a rendu son rang qui est le premier.

Prud'hon. — Le Corrège français a eu, comme David, le culte de l'antiquité (surtout par le choix des sujets), mais diffère de lui par sa vision des choses. Il les baigne dans le clair-obscur, dans des lumières vaporeuses, alors que son rude rival se joue dans le plein jour comme un dieu marin dans les vagues. Mais ce niaître exquis {r Enlèvement de Psyché,

de lui comme avait fait Zéphyr à la balançoire)est aussi un maître Gros, mais dans le sens opposé, vers puissant (la Justice et la Vengeance pour- Raphaël. (Observez que rien n'est suivant le Crinee). Ses portraits (/oséplus à l'éloge de David; le Le Brun de phine, le Roi de Rome) sont de purs Louis XIV a été autrement tyrannique.) chefs-d'œuvre.

Bienqueingresait vécu près de quatre- Les petits maîtres. — On connaîtrait

vingt-dix ans (i 780-1867), sa place dans mal la période de transition entre le

l'histoire de la peinture est ici ; même xv!!!"^ siècle et l'époque contemporaine

David jeune a été moins sévèrement sans les anecdotes de Boilly, les scènes

classique, et Ingres le fut jusqu'à la fin. militaires d'Isabey et de Carie Vemet,

S'il a dit lui-même de la couleur les paysages à personnages et les scènes

qu'elle est un «agrément négligeable», d'intérieur de Granet et de Debucourt,

c'est un lieu commun, d'ailleurs démodé artistes charmants ou vigoureux, qui

aujourd'hui, que de voir seulement en n'appartiennent à aucune école, lui un dessinateur. Ses tonalités sont Taunay, qu'on surnomma «le Petit

souvent grises et l'on a pu railler ses Poussin », et le lumineux Hubert Robert,

bleus criards ; mais la Source, que le interprétèrent la nature comme une

romantique des romantiques (Th. Gau- architecture. Du paysage qui n'est qu'un

tier) qualifie de « merveille », et ses por- paysage, sans un minimum, de scénario

traits, qui sont la vie même {Berlin, mythologique, les docteurs disaient en-

M me de Senonnes) ne valent passeulement core que « c'est un genre qui, ne devrait

par le dessin impeccable et la perfection pas exister ». du modelé.

LE COMME\CEMEi\T DE LA FIIV

pvéclin de l'alliance russe. — Napoléon •'-' a cru à l'alliance russe. Il l'a poursuivie longtemps. Elle doit fermer le Xord au commerce britannique, ouvrir le chemin des Indes, contraindre l'Angleterre à la paix française.

Au contraire, Alexandre n'en a été dupe à aucun moment.

Gêné, dès Tilsitt, devant les yeux pleins de reproches de la reine de Prusse, puis, à son retour à Pétersbourg, sous le cri de sa cour allemande, il s'est réservé pendant la guerre d'Autriche, et, dans le même temps qu'il confiait à Czartoryski son dessein de rétablir la Pologne à son profit, il a réclamé de Napoléon l'engagement de ne jamais la restaurer. Dès que la Diète suédoise eut proposé Bernadotte à l'adoption du vieux roi Charles XIII, il a embauché l'ambitieux Béarnais, lui offrant la Norvège, qui était au Danemark, en compensation de la Finlande et comme prix de leur entente. Enfin il a refusé le mariage de famille et,

quand Napoléon, dans l'effort suprême du blocus, lui a demandé d'exclure de la Baltique le commerce des neutres, il a frappé les produits français venant par terre et admis les denrées coloniales venant par mer.

Depuis iSio, il a armé en secret, donné des assurances à Berlin et répandu par ses agents son nouveau dessein d'affranchir l'Europe.

Elevé par un révolutionnaire (La Harpe), il en avait gardé le langage.

La rupture. — Jusqu'au printemps de 181 1, Metternich écrivait à l'empereur d'Autriche : « Tout prouve que Napoléon est loin de chercher la guerre avec la Russie. C'est Alexandre qui, en se livrant au parti de la guerre, la provoquera. Le moment est proche.» (25 mars.)

La prévision se réalisa à l'été.

Alexandre, par Caulaincourt, offrit un accommodement sur le blocus, à condition que Napoléon évacuât la vieille Prusse et accordât à son parent d'Olden-

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