LES DERNIERS CAPÉTIENS
I E moyen âge a réalisé son idéal en saint *- Louis dans le même temps que l'aube du monde moderne rayonne déjà sur le Marc-Aurèle chrétien ; il a porté des coups sensibles à la féodalité et elle a jeté sur lui son dernier éclat.
Il avait contmué ses prédécesseurs sans ressembler à aucun d'eux ; ses successeurs, son fils Philippe le Hardi, son petit-fils Philippe le Bel, et les trois fils de celui-ci, Louis X, Philippe V et Charles IV, le continuèrent, sans chercher à l'imiter et sans lui ressembler davantage.
Il y a encore beaucoup d'obscurité dans l'histoire de ces derniers Capétiens et, aussi, beaucoup de pages terribles, cruelles, sombres. C'est une époque de transition où les contrastes se multiplient.
Philippe le Hardi. — Comme le royaume de France est devenu le plus beau du monde et la maison de France la plus puissante des maisons royales, la tentation devait surgir de chercher des conquêtes brillantes au dehors, dans les deux péninsules d'Italie et d'Espagne, au lieu de poursuivre la dure tâche héréditaire d'achever la France.
Saint Louis avait refusé pour l'un de