‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 49 sur 725 · LE HARDI (1245-1285I · texte numérisé non relu

LE HARDI (1245-1285I

CBM. Aal., Est.)

mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe le Bel.

Héritière également ae Navarre, elle en apporta la couronne à son mari qui s'intitula désormais 1 roi de France et de Navarre ».

Les quatre derniers Capétiens directs, sans renoncer à regarder au delà des frontières.

évitèrent d'y gaspiller leurs forces.

Ils s'appliquèrent à réduire les deux grands fiefs, Guyenne et Flandres, qui, au sud et au nord du royaume, échappaient encore à leur autorité directe, étant possédés par le roi d' .Angleterre et par un prince d'Empire.

La Guyenne fut tour à tour conquise et perdue ; battu par les Flamands à Courtrai, où la cavalerie féodale fut massacrée par les milices bourgeoises, Philippe eut sa revanche à Mons-en- Puelle. Il garda Lille et Douai, acheta Valenciennes.

Il ne se contenta pas de mordre au gras gâteau des Flandres ; on le vit toujours attentif aux affaires des grandes et des petites principautés qui relevaient de l'Empire et bordaient les frontières du rovaume à l'Est : Brabant, Lorraine, Franche-Comté de Bourgogne, Lyon, Dauphiné.

Philippe fit reconnaître sa souveraineté à Lyon et l' étendit dans le Barrois et la région des évêchés lorrains (Toul, Metz et \'erdun).

Sans la guerre de Cent ans, la croissance française se serait sûrement faite du côté de l'Empire en décadence, « suivant la ligne de moindre résistance ' ».

La Monarchie absolue. —Sans avoir toujours rintention des choses qu'il a faites, Philippe le Bel travailla à la démolition du moyen âge.

Il ne se satisfit point d'être un suzerain dans son royaume ; il voulut en être le souverain, le roi net {neto), comm.e disent les Espagnols. Nobles et roturiers, clercs et laïques, grandset petits, ne seront plus que des « sujets » égaux, devant le roi, sinon devant la loi.

C'est, par les voies mystérieuses de l'histoire, l'acheminement vers la démocratie. Le roi transforme le vieux mécanisme. Il commence, lui et ses fils, les traditions de l'admyiistration centralisée qui fera l'unité du pays.

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