SECONDE ABDICATION
Ds aliaieul l'arnit
au bras, front haut, graves, [stoïqueS.
Le feu anglais les décime, les arrête.
Alors Ziethen et sa cavalerie « qui inonde le champ de bataille ». La trouée faite, c'est la panique.
Anglais et Prussiens se sont rejoints.
Xev cherche en vain la mort. Seuls
Il tint des discours contradictoires, aux ministres, à quelques visiteurs, écouta d'une oreille distraite les cris des ouvriers qui entouraient l'Elysée et avaient gardé leur colère contre l'étranger. Il était devenu verbal 1.
Seconde abdication. — Fouché ayant fait avertir les députés, la Chambre, sur la motion de La Fayette, déclara la patrie
quelques carrés de la vieille garde résistent en danger, les deux assemblées en
encore. Cambronne, à cheval, dans un permanence, et coupable de trahison
carré de chasseurs, sommé de se rendre, quiconque voudrait les répond par le
mot que \'ictor Hugo appelle « une insulte à la foudre ».
L'emp ereur, après avoir fait tirer la dernière volée de mitraille sur la cavalerie anglaise, se retira d'abord sur (?enappe où il faillit être enlevé par des ublans, puis à Charleroi et à Philippeville (19 juin).
Napoléon à l'Elysée. — La victoire seule eût pu justifier le retour de l'île d'Elbe. Waterloo frap-
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P,^ , P Cambronne à cheval dans un carré de chis «■ irs somme de se rendre
léon à mort, répond par le mot que Victor-Hugo appelle « une insulte à la foudre», La défaite ne (D'après Bellang,'
Est.)
dissoudre ou les proroger.
Tout se retirait de lui. Il ne doutait pas du double jeu de Fouché. Il essaya d'un message .
Cette agonie d'une volonté qui avait été d'airain, dura encore toute une nuit. Le 22, il abdiqua, comme automatiquement, en faveur du roi de Rome.
La Chambre, une heure plus tard, n'eût pas hésité à prononcer la déchéance.
Le gouvernement de Fouché. — Les journées qui suivirent furent si douloureuses et
fut pas plutôt connue que la condamnation était prononcée.
Il se condamna lui-même. Il ne s'arrêta qu'une nuit à Laon, où il eût pu réunir les débris de l'armée, et, rentré le 21 à Paris, il descendit à l'Elysée. De l'île d'Elbe il était allé droit aux Tuileries.
Son frère Lucien, qui avait été en
1814 va paraître enviable
Biàl. J\at.
laides que à 1815.
Le gouvernement provisoire, élu par les Chambres, était composé de Fouché, président, Carnot, Caulaincourt, Quinette et du général Grenier. La France pouvait-elle être encore défendue? Il semble bien que la défense, difficile
disgrâce pendant tout l'Empire, proposa avec Napoléon, était impossible sans lui.
de refaire Bnunaire. Carnot, encore plein Fouché n'ajouta à la tristesse des temps
du Comité de salut public, se prononça que le scandale de sa trahison.
pour la dictature, la levée en masse. „ ..-. . .„ ur,t„,i„„ m,
*: ,, , '. T-^ ,, I. Sur son attitude après Waterloo, Napo-
Autant d anachronismes. Et 1 empereur ^^^^^ ^ Sainte-Hélène, renvoie toujours au
ne se sentait plus l'étoffe d'un dictateur livre X de ses Mémoires ; ma-s il ne l'a jamais
ni d'un usurpateur; il l'avait usée. dicté.