‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 493 sur 725 · TRAITÉ DU 20 NOVEMBRE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DU 20 NOVEMBRE

L'armée, qui n'était plus le soir de Waterloo qu'une cohue, se reformait sous Paris. Mais elle était sans chefs. Davout, ministre de la Guerre, Ney, Soult, habitués à obéir, étaient désemparés, résignés au pire.

Quand Napoléon, de la Malmaison où il s'était retiré, proposa au gouvernement de se remettre à la tète des troupes rien que pour le temps de battre, comme il en affirmait sa certitude, Blûcher et Wellington s'avançant à deux étapes l'un de l'autre, il n'y eut qu'une voix dans le conseil pour repousser son offre et réclamer son départ immédiat.

Seconde Restauration- — Davout avait conseillé de bonne heure au gouvernement de proclamer lui-même les Bourbons et d'écarter à ce prix les armées alliées. Fouché préféra conduire son intrigue personnelle avec Louis XVI II et avoir l'avantage de la seconde Rest auration, comme Tal-

leyrand avait eu celui de la première.

De fait, Waterloo avait rendu également inévitables la seconde abdication de l'em.pereur, la seconde restauration des Bourbons et la seconde capitulation de Paris. Tous ces événements s'enchaînaient.

La convention du 3 juillet rouvrit Paris aux armées étrangères et obligea l'année française à se retirer dans les trois jours derrière la Loire. Le 7, Bliicher et Wellington firent leur entrée. Le 8, Louis XVIII, qui les avait suivis depuis Gand, rentra aux Tuileries, presque exactement cent jours ' après s'en être enfui.

X. Les mots Cent Jours, pour désigner^ le gouvernement de Napoléon du retour de l'ile d'Elbe à Waterloo, furent prononcés, pour la première fois, par le préfet de la Seine, Chabrol,

Page 1