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EXPÉDITION DU MEXIQUE

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de Takou, mit en déroute au pont de Pali-Kao une énorme cohue de Chinois et de Mongols et occupa Pékin. Le pillage du Palais d'Eté entacha cette rapide victoire (octobre 1860).

Un traité solide confixma les anciMines conventions, ouvrit aux Européens de nouveaux ports et accorda la liberté des cultes.

Expédition du Mexique. — La faute que Napoléon !*-■■ avait commise en Espagne fut renouvelée par Napoléon m au Mexique, où il chercha surtout à rétablir son prestige et acheva de le compromettre.

A s'arrêter, souvent à raison, à michemin des incessantes aventures diplomatiques qu'il engageait le plus souvent à tort, il avait fini par mécontenter tout le monde et, là où il attendait de la gratitude, à créer la rancune.

Il irrita les Italiens en leur défendant d'aller à Rome où il continuait à tenir garnison, et les catholiques en promettant d'évacuer Rome au bout de deux ans iC.onvention de septembre). Il s'aliéna irrévocablement le tsar, en intervenant en faveur de la Pologne insurgée, et les Polonais en se bornant à proposer un Congrès dont personne ne voulut.

Toujours en quête de nouvelles alliances, il compromit les anciennes.

Après avoir dépensé plus de 3 milliards en guerres et en expéditions lointaines, il parut mal venu de proposer un Congrès pour « réduire des armements entretenus par dfc mutuelles défiances ».

OecupatiOD de Vera Cruz. — A l'origine, l'expédition du Mexique, concertée avec l'Angleterre et avec l'Espagne, parut n'avoir d'autre but que le recou- \Tement de dettes, les mies liquides, Il-s autres litigieuses, réclamées en vain par les trois gouvernements au gouvernement mexicain. Us firent débarquer quelques contingents à Vtra Cruz et l'on entama la conversation avec les f-nvoyés du président de la République, Juarès. Celui-ci ne refusait pas de payer, mais il demanda des délais et contesta les réclamations du banquier Jecker, qui avait intéressé le duc de Morny à son affaire.

Si fâcheux que fût l'appui accordé à un financier suspect, l'empereur n'avait vu dans les nationaux à protéger qu'une occasion. Il s'engagea avec des royalistes mexicams qui lui avaient fait entrevoir < inme une grande entreprise, où sa gl'ure retrouverait tout son éclat, le renversement de la République et l'établissement d'un Empire d'ancien régime.

absolu et catholique, au centre du continent américain. Il accueillit leur candidat, l'archiduc Maximilien, frère de l'emperetir d'Autriche et gendre du roi des Belges.

Les Etats-Unis étaient alors déchirés par la formidable guerre civile qui mettait aux prises le Nord, où le président Lincoln poursuivait l'abolition de l'esclavage des nègres, et le Sud, où les planteurs s'y refusaient. Nap>oléon III vit une chance de succès dans la guerre de « Sécession ».

Echee de Puebla. — Dès qu'il eut découvert son projet, peu de jours après la commune occupation de Vera Cruz, l'Angleterre et l'Espagne refusèrent vivement de s'y associer, se hâtèrent de régler leurs affaires et rappelèrent leurs troupes. Le général Lorencez n'en ou%'rit pas moins les hostilités, sur un prétexte sans valeur qui provoqua l'indignation de ses propres troupes.

Il comptait entrer sans coup férir à Puebla, forte place qui barre la route de Mexico. L'échec qu'il y subit et qui engageait l'honneur du drapeau décl ncha la désastreuse aventure (avrilmai 1S62).

Prise de Puebla. — Déjà la résistance de Puebla avait fait voir que les Mexicains, si misérables qu'eussent été leurs luttes intestines, « n'avaient pas à être régénérés par une invasion étrangère ^ ». Le général Forey, dont l'habileté manœuvrière força la ville à se rendre, ne cacha point l'estime où il tenait le général Ortega et ses troupes (mai 1S63).

L'Empire mexicain. — La chute de Puebla ayant ouvert la route de Mexico, le général Bazaine, avec l'av'antgarde de l'armée, y entra sans rencontrer de résistance. Maximilien ne vint que l'année d'après, mais pour ne se maintenir qu'aussi longtemps que dura l'occupation française (1863-1867).

Occupation précaire et détestée :

l'armée française s'épuisa à guerroyer sans arrêt sur i 800 lieues de pays ; les territoires qu'elle gagnait contre les soulèvements perpétuels, aussitôt l'armée impérialiste les ref>erdait. Les suerillas sortaient partout du sol ; il fallut armer de canons la locomotive qui faisait le service sur la grande voie ferrée de Mexico à \'cra Cruz.

Lorsque la République américaine, victorieuse enfin dans sa grande guerre civile, exigea notre retraite, «montrant

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