LES CATHÉDRALES
Sainte-Geneviève ; la chevalerie, avant de se dissoudre, inaugure le règne de la femme. Or, ces choses s'accomplissent ou s'annoncent dans- un monde profondément religieux, dans un air empreint, baigné de christianisme ; la foi rayonne de saint Louis : l'Eglise est la reine des arts ; le sacerdoce triomphe de l'Empire.
Les cathédrales. — Née dans le domaine royal, l'architecture française des cathédrales a suivi les progrès du roi. Elle est sortie avec lui de l'Ile-de-France et, en même temps que lui, elle est devenue plus puissante et plus riche.
Ainsi, à mesure qu'elle étend son rayon d'action, elle couvreplus de terrain, amasse plus de pierres, élève davantage ses
plus harmonieux que celui de Notre-Dame vue de la Seine. Le clocher de Chartres, en même temps qu'il monte plus haut qu'aucun autre, dépasse en élégance tous les autres. Le portail de Reims, peut-être trop riche, n'a pas été égalé pour la majesté et la noblesse. Bourges, sur la large base de sa colline, avec ses masses imposantes, a manqué de peu, si son plan avait été entièrement exécuté, d'être la reine des basiliques.
Entrez dans la nef d'Amiens : « Si vous ne vous sentez pas pris d'admiration pour le chœur et le cercle lumineux qui l'entoure, vous n'avez pas besoin de continuer à voir des cathédrales, car la salle d'attente de n'importe quelle gare
C.iTHF.DRALE D'AMIENS NOTRE-DAME DB PARIS CATHEDRALE DE REIU6
L'un des plus beaux monuments de Église métropolitaine de Paris, élevée Notre Dame de Reims, la cathédrale
l'arcliitecture ogivale, c-mstruit au dans l'Ile de la Cité sur remplace- nationale et roy.ile par excellence,
xni"" siècle sur les plans de Robert ment d'un temple païen. Le seul élevée au xni' siècle sur l'eniplace-
de Luzarches; achevé en 1269. Partbénon offre un ensemt>le plus ment de la basilique où Saint Rémi
(Ci. A'eurdein.J harmonieux. fCi. Neurdein.) avait baptisé Clovis.
voûtes, les pousse du dehors dans l'espace par des points d'appui plus puissants, les inonde de plus de lumière, porte plus haut ses tours, ses galeries, ses clochers, les charge d'une végétation plus abondante et d'un peuple plus nombreux de statues.
Les dates des cathédrales témoignent de ce crescendo d'ambition des constructeurs : Noyon coramencécen 1140, Notre- Dame de Paris en 1163, Rouen en 11 70, I.aon et Bourges en 1172. Boissons en 1176, Chartres en 1194, Keims en 1211, Amiens en 12 15.
Les auteurs de ces extraordinaires architectures, dont l'équilibre étonne les architectes des constructions*métalliques, ne furent pa» moins épris de beauté que de grandeur.
Le seul Parthénon offre un ensemble
de chemin de fer est le lieu qui vous convient mille fois mieux. Mais si, au contraire, il vous étonne et vous ravit d'abord, alors mieux vous le connaîtrez, plus il vous ravira, car il n'est pas possible à l'alliance de l'imagination et des mathématiques d'accomplir une chose plus puissante et plus noble que cette procession de vennères, en mariant la pierre au verre, ni rien qui paraisse plus grand » '.
Le même sens du beau se retrouve dans les plus simples églises paroissiales.
L'écrin monumental de la Sainte-Chapelle fut construit par Pierre de Montreuii pour recevoir la ronronne d'épine-, envoyée autrefois à Sens par un empereur byzantin; c'était l'ancienne chapelle du