‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 572 sur 725 · PRÉSIDENCE D · texte numérisé non relu

PRÉSIDENCE D

LA majorité de l'opinion taxa d'ingratitude l'acte du 24 mai, comme si la reconnaissance était un des facteurs ordinaires de la politique des partis.

Le très galant homme qu'était Mac- Mahon n'avait pas désiré le pouvoir ; les chefs des conservateurs firent appel au dévouement du soldat. U pensa assurer leur succès et présida à leur faillite. C'est toute l'histoire de son gouvernement.

Gouvernement de l'ordre moral. — Le duc de Broglie forma un ministère avec des représentants de tous les pairtis de droite.

Sauf Magne, revenu aux Finances qu'il avait quittées le 4 septembre, tous étaient des « cléricaux », selon le vocable coui-ant ou, comme ils disaient d'eux-mêmes, d'im mot qui allait au fond des choses,* essentiellement catholiques ' ». La victoire de l'Eglise leur tenait autant à cœur que la restauration de la monarchie ; le clergé faisait les cadres de leur armée électorale.

Le gouvernement de l'ordre moral (selon la formule du duc de Broglie) trébucha dès ses débuts. Une circulaire du ministre de l'Intérieur invita les préfets à l'informer de « la situation financière des journaux conservateurs ou susceptibles de le devenir et du prix qu'ils pourraient attacher au concours bien- %-eillant de l'administration ». La circulaire fut communiquée à Gambetta qui la porta à la tribune.

Le préfet du Rhône ordonna que les enterrements civils auraient lieu aux premières heures du jour et suivraient les voies du moindre parcours.

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