EXPÉDITION DE TUNISIE
à tort. Et il ne chercha pas davantage à distraire la France de ses ambitions nationales et à lui faire oublier l'Alsace et la Lorraine en Afrique et en Asie ; par contre, ses adversaires, de droite ou d'extrême gauche, les mêmes qui avaient lancé le mot perfide : « Gambetta, c'est la guerre », ne cherchaient pas à concentrer tous les efforts de la politique contre l'Allemagne.
La vérité est plus simple : ce furent les circonstances, des nécessités pressantes qui, chaque fois, déterminèrent Ferr}'; les entreprises une fois engagées, il s'v donna tout entier. La violente
clefs de notre maison africaine de tomber entre des mains étrangères, la double action s'imposa.
Expédition de Tunisie. — La conquête de la Tunisie fut entreprise sous le premier ministère Ferry (avril-septembre 1881) pour mettre fin aux incursions d'une tribu de pillards, les Kroumirs, et, aussi, pour couper court aux intrigues des Italiens. Ils avaient jeté les yeux sur cette vieille terre punique et romaine afin de s'assurer la maîtrise du passage central de la Méditerranée.
L'expédition fut vivement menée.
En moins d'un mois, les généraux Forge-