‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 600 sur 725 · GALLIFFET · texte numérisé non relu

GALLIFFET

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une note

officielle, « qu'il n'y avait jamais existé entre Dreyfus et n'importe quels organes allemands de relations ni de liaison de quelque nature qu'elles soient ». 11 ne dit rien d'Esterhazy, toujours en fuite.

Dans l'atmosphère enfiévrée du procès, il n'y eut que deux juges pour acquitter : le président Jouaust et le commandant de Bréon, catholique pratiquant.

Les trois autres condamnèrent, mais seijlement à dix ans de détention, abaissement si disproportionné de la peine qu'il suffisait à infirmer le jugement dans une affaire de trahison.

Fin de l'affaire judiciaire. — Waldeck- Rousseau se refusa à garder en prison un officier dont l'innocence avait été déclarée par la plus haute justice civile. Galliffet soumit au président de la République, qui le signa aussitôt, un décret de grâce.

Il avait invoqué, dans une lettre à Waldeck Rousseau, l'opinion de beaucoup de ses camarades. En même temps que Dreyfus serait gracié, il serait décidé, « en principe », « de mettre pour toujours hors de cause les officiers généraux ou autres qui avaient été mêlés à cette malheureuse affaire ». Il fallait « leur ou\Tir les portes de l'oubli », ce qui fut fait, peu après, par une loi d'amnistie.

Rendu à la liberté, Dreyfus se mit à la recherche de « faits nouveaux » qui donneraient ouverture à un second procès de revision.

Il y fallut six ans. D'autres faux furent découverts au ministère de la Guerre. L'ancien chef de l'espionnage allemand confirma au colonel Péroz l'étroite association d'Esterhazy et d'Henry. Trois illustres savants, désignés par l'Académie des sciences (Darboux, Appell, Henri Poincaré), furent chargés de l'expertise du bordereau et conclurent en faveiir de Dreyfus. Mercier, mis en demeure par ses amis d'affirmer publiquement ses inventions de Rennes, nia tout.

La Cour de cassation, toutes chambres

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