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Ils narrOtèiTnt pas de forger h tour de bras une armée toujours plus nombreuse et plus puissante et une flotte de guerre, qui fut bientôt la seconde après la flotte britannique.
Colonies allemandes. — Cependant ni la l'ranco ni l'Angleterre ni la Russie ne s'opposèrent à l'expansion coloniale de l'Allemagne.
Tant qu'elle parut ne chercher qu'à élargir un cadre trop étroit pour son développement économique, à ouvrir de nouveaux débouchés à une population qvii s'accroissait d'année en année, à augmenter son cube d'air respirable, on ne lui marchanda sa part ni en .\frique, ni eu Asie, ni en Polynésie.
Cela est reconnu par le prince de BUlow lui-même dans son livre De la politique mondiale de T Allemagne ^.
Les -allemands fondèrent, sans rencontrer d'autres hostilités que celles des indigènes qu'ils traitèrent d'une façon sauv^age, leurs colonies de l'Afrique orientale et de l'Afrique occidentale. Ils s'entendirent sans peine avec l'Angleterre pour l'organisation des îles qui leur donnèrent en Polynésie un point d'appui important.
Non seulement ils s'installèrent en Chine (à Kiao-Tchéou) et obtinrent au Chan-Toung l'accès du gigantesque empire de 400 millions d'habitants, mais quand le mouvement des Boxers nécessita l'intervention des grandes puissances européennes, des Etats-Unis et du Japon, ce fut un de leurs maréchaux qui eut le commandement en chef (1900).
Il n'y eut pas jusqu'au grand projet de Hambourg-Bagdad auquel la France ellemême n'eut adhéré si des conditions acceptables lui avaient été consenties.
Le Pangermanisme. — Mais cette modération relative des ambitions allemandes n'eut qu'un temps. Dès que la construction de la flotte fut achevée et les effectifs de l'armée de terre suffisarament accrus, la politique « pangermaniste », du nom que les Allemands lui donnèrent eux-mêmes, jeta le masque.
Il ne s'agit plus seulement d'assurer à l'Empire plus de place au soleil, mais de lui conquérir toute la place, d'absorber tous les débouchés, de supplanter toutes les concurrences, de contrecarrer les entreprises coloniales des autres peuples, de pousser vers la mer Egée r.Autriche inféodée, de s'assurer par elle la domination de la péninsule balkanique et, par les Turcs, la suprématie en Orient, enfin