‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 606 sur 725 · I. Pages 119 et suivantes · texte numérisé non relu

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de reprendre le cours des conquêtes allemandes à l'Est et à l'Ouest : la Belgique, les Flandres françaises, « immonde rapine de Turenne », les bouches hollandaises du Rhin, un nouveau glacis militaire «1 Lorraine, avec les mines de Briey, la Lithuanie et la Pologne russe.

Le Deutechtum, ce n'est plus seulement « l'Allemagne au-dessus de tout », selon le chant wAiionaX (Deutschlanditber ailes) : c'est la primauté du gennanisme. Biilow lui-même dit : «Que la Prusse soit à la tête de l'univers - ».

Quand la Russie se fut usée dans la guerre contre le Japon, l'empereur Guillaume se persuada qu'il suffirait désormais d'un geste de lui pour arrêter toutes les contradictions ou résistances. Les intimidations péremptoires se multiplièrent en même temps que les discours menaçants sur «les nouvelles victoires où l'Etat- Major était prêt à conduire l'Allemagne », «la poudie qu'il fallait garder sèche », et <( l'épée aiguisée ».

A la conférence de La Haye que le tsar Nicolas II avait provoquée pour l'établissement de l'arbitrage entre les peuples, l'opposition systématique de l'Allemagne fit échouer la plupart des propositions dont l'adoption la pouvait gêner dans ses desseins.

La Triple Entente. — Comme les leçons dé rép>oque bismarckienne n'avaient pas été perdues, la France et la Russie resserrèrent leur alliance, et l'Angleterre prit à temps l'initiative de régler les difficultés qu'elle avait avec la France en Afrique et qui étaient le seul obstacle à leur accord dans la politique générale.

Quand « l'Entente cordiale » fut ainsi rétablie, la Duplice devint la Triple Entente.

Fachoda. — L' « Entente cordiale »

eut pour point de départ un incident qui menaça, un instant, de mettre la France aux prises avec l'Angleterre.

Depuis 1882, une partie importante de l'opinion en voulait à l'Angleterre, d'abord pour avoir eu raison contre Jes députés d'alo s, quand ils la laissèrent aller seiile au Caire pour y réduire la révolte d'Arabi-Pacha, et, ensuite, pour avoir perpétué son occupation, qui devait être temporaire, de la vallée du N'il.

Sous le premier ministère de Dupuy, en i8<)4, deux de ses collaborateurs, Hanotaux et Delcassé, l'un aux C olonies, l'antre aux Affaires étrangères, formèrent le dessein de couper à l'Angleterre, au

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