‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 650 sur 725 · LA MARNE · texte numérisé non relu

LA MARNE

qu'il avait vue dès le 25 août, mais sans en fixer encore le lieu ; Oise, ou Marne, ou Seine. Le 4, la conversion de l'aile droite allemande ne fut plus une hypothèse. Devant la certitude, Joffre décida d'engager la bataille sur la Marne, et il y décida French.

Le 5, il lança l'immortel ordre du jour où il commanda demi-tour à l'armée :

« Une troupe qui ne peut plus avancer devra, coûte que coûte, garder le terrain, conquis et se faire tuer sur place plutôt que de reculer. »

Bataille de la Marne. — La bataille de la Marne se livra, du 6 au 10 septembre, au cœur de l'Ile-de-France, sur des fronts de près de 300 kilomètres, entre deux

illustres capitaines. Si l'énorme bataille avait été perdue, la défaite eût été imputée à Joffre.

La Marne, c'est Joffre.

La cause première de la victoire fut la création de la 6'= armée sur le flanc droit des armées allemandes.

Kllick avait déjà passé la Marne, s'aventurant beaucoup à la recherche des Anglais, quand l'un de ses corps de réserve se heurta aux avant gardes de Maunoury, à la veille de la bataille générale (5 septembre) . Il repassa

G»l MAUNOURY

(Cl. Pirou.)

Nqyon^

Comp/ègne

Crépf

A'sne fi

Position des armées, le 6 septembre, matiiiy

■■H Alliés

III Sarrai:

IV deLangle

V d'£sperey

VI Maunoury IX Foch A french lAnglaisl

Retraite des armées allemandes

cmiD Allemands

1 von Kluck

2 von Bùlow

3 von nausen , ■ 4- duc de Wurtemberg

5 Hronprinz

Eoernay

•urt

itm''^^

,afnp3

lubffl''

iChâlons >o

wvfon fâeauXée

Q Provins

Page 1