BATA IL L E D K L A S O M ME
KfTÔ.
défendre Verdun à l'Est, sur la rive droite de la Meuse. Pétain, ayant pris le commandement du CTOupe des années du Centre, transmit le mot d'ordre : « Ils ne passeront pas... », au général Nivelle, comme lui simple colonel à la cRA.Na-t-rc Marne, tenace et hardi, xicoL.\s et au général Mangin,
magnifiqiie officier des guerres d'.Afrique, entraîneur d'hommes.
En août, l'initiative changea de camp.
Le deuxième semestre de 1916. — Malgré que \"erdun dominât toutes les pensées, Jofire avait poursuivi méthodiquement son plan d'une offensive générale.
Sauf en Roumanie, l'avantage resta partout aux alliés ; mais ils n'en mesurèrent pas les dimensions. Ils connurent, trop tard toute la gi-avité de la crise que rAllemagne traversa dans le même temps oiî, touchant à la victoire, ils s'irritaient de ne l'avoir pas encore remportée.
Les Autrichiens qui, à l'exemple des Allemands, avaient pris les devants sur . les Alpes, bousculèrent d'abord les Italiens dans le val d'Adige, puis furent arrêtés sur le plateau des Sept Communes ; ils perdirent ensuite Gorizia et tout le sud du Carso jusqu'à 20 kilomètres de Trieste.
Les Russes, devançant leur heure par solidarité avec les Italiens, obligèrent les Autrichiens à reporter leur principal effort vers la Galicie et la Bukovine ; poussant sur un vaste front, ils avancèrent de nouveau jusqu'aux Karpathes et ramassèrent plus de 400 000 prisonniers. Pendant que ses victoires illustraient le nom de Broussiloff, le grand-duc Nicolas, qui avait emporté Erzeroum en plein hiver et Trébizonde an printemps, achevait la conquête de l'Arméuie, où les Turcs et les Kurdes, avec la complicité de l'ambassadeur allemand, avaient massacré par milliers les populations chrétiennes.
La flotte allemande, s'étant décidée à sortir du canal de Kiel, fut attaquée par l'amiral Beattydans les eaux du Skagerrak et, dès qu'elle vit à l'horizon les fumées de l'amiral Jellicoe et de la « grande flotte »,
BROUSSILOFF A l'automne, une
A.MIRAL JELLICOE fC/. RHSTtl el Sons.)
\ictorieuse avance de l'armée de Macédoine chassa les Bulgares de Monastir. Comme le roi Constantin s'enfonçait dans la trahison, Venizelos quitta Athènes et prit la tête d'un gouvernement provisoire à Salonique.
Les Allemands et leurs alliés ne remportèrent de succès qu'en Roumanie. A la lin de l'été, les Roumains étaient entrés à leur tour en guerre, mais trop tard, alors que l'offensive voisine de Broussiloflf était à bou*- de souffle.
Attaqués à l'Est parles Bulgares, les Turcs et un gros d'Allemands ; à l'Ouest, en Transylvanie, par la principale armée austro-allemande, ils subirent plusieurs défaites, malgré la bravoure de leurs admirables soldats-paysans, et durent évacuer Bucarest.
Bataille de la Somme. — Telle était, hors de France, la carte de guerre. Cependant les plus lourdes inquiétudes (avouées aujourd'hui par les plus grands chefs) vinrent à l'Allemagne du front occidental.
D'une part, Foch, avec les deu.x armées de Fayolle et de Micheler, et Douglas Haig, avec les armées de Rawlinson et d'Allenby, avaient attaqué à l'heure dite, i*^"" juillet, sur la Somme, en direction de Bapaume et de Péronne ; et la bataille se poursuivit pendant quatre mois, bataille très rude, « exactement comme l'enfer, mais pire », où, sans doute, les alliés progressèrent lentement, après le splendide enlèvement du plateau de Flaucourt par nos coloniaux, mais on les pertes des Allemands furent énormes, tout près de trois cent mille hommes tués, blessés, prisonniers.
Joffre, d'autre part, dès que le kronprinz eut été obligé de dégarnir son front à l'appel des armées du Nord-Est, décida, avec Pétain et Nivelle, des opérations de grande envergure devant Verdun ; Mangin, qui en fut chargé, reprit Douaumont et Vaux, puis, par une attaque s'étendant de la Meuse aux Côtes de Voivre, ramena les Allemands jusqu'aux environs du point de départ de leur ruée.
Ainsi, tout cet immense effort avait été dépensé en vain ; Verdun,
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