‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 68 sur 725 · I. Victor Hugo · texte numérisé non relu

I. Victor Hugo

Cependant nombreux étaient encore les braves gens qui ne pouvaient se résigner à se rendre à merci. Le roi Jean ayant signé à Londres un traité qui accordait aux Anglais près de la moitié de la France (Calais, la Normandie, la Touraine, l'Anjou, le Limousin et le Poitou, tout l'ancien royaume d'Aquitaine) et une rançon de quatre millions d'écus d'or -, les Etats généraux refusèrent de le ratifier.

Ine nouvelle campagn»" du roiEdouard, qui échoua devant Reims, où il avait pensé se faire couronner roi de France, et l'intervention du paf»e le décidèrent à quelques concessions. Il ne demanda plus que la moitié de la France occidentale, à savoir l'Aquitaine, non plus comme fief, mais en toute propriété, le littoral de la Manche et, en outre, trois millions d'écus (traité de Brétigny, 1360).

Fin du roi Jean. — A ce prix énorme, le roi Jean fut rendu à la France, où le bon peuple le reçut avec des transports de joie. Mais il ne resta que le temps de réunir au domaine royal la Bourgogne, dont la maison ducale s'éteignit en 1361, et de commettre aussitôt la faute, qui devait coûter cher, d'en donner l'apanage à son quatrième hls Philippe.

11 retourna alors en Angleterre, soit pour décider le roi Edouard à se joindre à la Croisade qu'il avait proclamée dans la pensée de « traire hors du royaume » les grandes compagnies de routiers, qui pillaient le pays ; soit pour prendre la place du fils o'-'il avait laissé en otage de sa rançon et qui s'était enfui. Il mourut à Londres et sa rançon ne fut jamais entièrement payée (1364).

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