‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 67 sur 725 · A 13S0. — CHARLES LE SAGE · texte numérisé non relu

A 13S0. — CHARLES LE SAGE

Navarre, Charles le Mauvais, petit neveu de Philippe le Bel, qui nourrissait secrètement l'espérance du trône de France, il se laissa bientôt mener par ce méchant prince, Yxia. des pires hommes de son temps, mais populaire, à qui le corps des échevins de Paris avait donné la capitainerie générale. Marcel, couvert du sang de deux conseillers du Dauphin tués par son ordre sous les yeux du Prince, fut assassiné à son tour comme il se préparait à ouvrir les portes de la ville au roi de Navarre.

•^ La Jacquerie. — Le dauphin, qui avait quitté Paris, y rentra et rétablit son autorité ; il ht sa paix avec Charles le Mauvais.

Quelque temps auparavant, la Jacquerie, insurrection des paysans qu'on nommait et qui se nommaient eux-mêmes Jacques ou Jacques Bonhomine, avait été cruellement étouffée. La misère affreuse (guerre, exactions, famine, peste) qui précipitait ces pauvres gens dans la révolte, en lit des brutes sauvages. Les seigneurs et les hommes d'armes les traitèrent comme tels.

Les uns et les autres, les esclaves et les raaîtres, pleins de vengeance et de haine, commirent de telle -horreurs* qu'il n'y avait pas besoin, selon un chroniqueur, que les Anglais vinssent pour la destruction du royaume ».

Traité de Brétigny. — Les troubles où le mouvement parisien avait sombré, la jacquerie, les bandes ou compagnies d'aventuriers de toutes sortes et de tous les pays, débris des armées, qui parcouraient le pays en -pillant et tuant, et l'invasion anglaise, toujours plus épaisse, achevaient la ruine du royaume.

CHAOLES

A PRÈS les règnes désastreux des deux ^ premiers Valois, le règne réparateur de Charles V ; après Charles le Sage, le lamentable Charles VI ; puis, au lendemain de la nouvelle victoire anglaise, la merveilleuse aventure de Jeanne d'Arc et l'étranger reprenant le chemin de son ile, ce sont quelques-unes des alternances de grandeur et de misère, qui ont fait dire de la iTancc par son poète national :

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^ Ce p.iys qui mesure, en ses ardentes luttes, A la hauteur des bonds la profondeur des chutes'.

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