UN RENNE .AU GALOP
(Musée de SaiiU-Germrtin. )
cinset instituteurs. Les Romains croyaient qu'ils s'appelaient d'après l'arbre sacré, le chêne, en grec drus. Le nom se rencontre aussi en Irlande : drui, c'est-à-dire « sorcier».
Une forte hiérarchie présidait au collège des Druides. Les bardes étaient poètes et chanteiurs ; les devins, chargés des sacrifices et de la cueillette du gui de rouvre, réputé magique. Il n'est pas sûr qu'il y eût des druidesses. Les sacrifices humains, dont parlent les auteurs anciens, n'étaient sans doute que des simulacres.
Les Gaulois adoraient les forces de la nature, mais ne revêtaient . pas leurs divinités de formes humaines. Le culte allait tout droit aux montagnes (le Donon, le Puy-de-Dôme), aux fleuves (le Rhin, la Seine), au.< sources, aux arbres, particulièrement au chêne. Ils s'étaient persuadés que les âmes ne périssent point, croyance qui était le plus vif stimulant du courage par le mépris qu'elle donnait de la mort. Guerres des Gaulois. — Le midi de la Gaule, que baigne la Méditerranée et dont le climat est très doux, fut visité de bonne , heure par les peup 1 e s qui étaient à la tête de la civilisation antique : les Phéniciens, puis les Grecs. Ils : uiiAQURR y établirent
iHrjn, [iierie , monument funéraire (Je belles
sur d'autres pierres verticales. , . , .
ca. Hamciic.) colonies. Marseille fut fondée par les Phocéens.
Les Gaulois étaient belliqueux. Ils s'étendirent au delà du Rhin et dans la haute vallée du Danube. L'esprit d'aventure les poussa en Grèce jusqu'à Delphes, en Italie jusqu'à Rome, en Asie Mineure où la Galatie s'appela d'après eux.
A 30 AXS AV. J.-C.
CESAR ET VERCIXGETORIX
Un historien grec rapporte leur dialogue avec Alexandre le Grand : « Que craignez-vous? — Que le ciel ne tombe sur nos têtes !»
Ils prirent et brûlèrent Rome au
leurs, qui n'étaient albrs que forêts épaisses et marécages. j
Les Romains disaient des Germains qu'ils faisaient la guerre v( pour le butin». Ils étaient sauvages, braves et prolifiques.
rv- siècle, restèrent dix-sept ans dans la C'étaient de grands corps blancs au poil
campagne voisine (le Latimn) et se reti- roux, vêtus de peaux de bêtes,
rèrent seulement contre une grosse rançon. Deux de ces tribus, les Cimbres et les
Ils avaient occupé la vallée du Pô, des Teutons, poussèrent jusque dans le sud
Alpes à l'Adriatique, où ils fondèrent de la Gaule, franchirent les P\— énées et
Milan, Vérone et Bologne. bataillèrent contre les Celtibériens avant
Cette Gaule italienne reçut le nom de de revenir sur le Rhône. Rome eut le
Cisalpine par opposition à la Transalpine, temps d'envoyer sa meilleure armée, avec
pavs compris entre les P\"rénées et le le consul ilarius, au secours des Gaulois de
Rhin. Les Romains appelaient encore la Provence,, sujets de Rome. Les Teutons
■pveïv.ière' iogala, parce que leur costume furent entièrement exterminés dans les
national y avait été adopté par les Gau- plaines d'Aix-en-Provence et les Cimbres à
lois ; et la seconde, braccaia, parce que les Gaulois y portaient des braies, sorte de pantalons.
Invasions germaniques. — Les tribus
^'erceil.
Cependant les migrations d' outre-Rhin continuèrent ; la Gaule, toujours partagée entre différents peuples ou États,
germaniques, qui habitaient les pays de la non seulement incapable de réaliser par
rive droite du Rhin jusqu'à l'Elbe et jus- elle-même son unité,mais aimant la liberté
qu'au Danube, s'éveillèrent au iii^ siècle ; de ses divisions, était menacée de devenir
elles envahirent fréquenunent la Gaule, à germanique. Elle en fut sauvée par Rome
la recherche de terres plus fertiles que les et de^•int romaine.
LA GAULE ROALAIXE
L'invasion d'une puissante tribu germa- comme les légions restaient cantoimées
nique, les Sucves ', conduits par le dans le pays, il apparut bientôt que les
roi Arioviste (environ 60 ans avant Jésus- Romains n'avaient chassé les Germains
Christ), fut l'occasion delà conquête de que pour se substituer à eux. la Gaule par le plus illustre des généraux César et Vercingétorix. — Cette fois
romains, l'un des plus grands hommes de encore, les peuples gaulois se divi-
l'histoire, Jules César. sèrent. Les uns acceptèrent, tel un
Cette entreprise fut pour César œuvre moindre mal, la domination romaine ;
d'ambition personnelle, car il lui fallait les autres, notamment les jBelges, non
la Gaule pour s'emparer à Rome du pou- moins hostiles à la civilisation qu'épris
voir suprême et par Rome de l'empire du d'indépendance, partirent en guerre ;
monde ; mais ce fut aussi un acte de sage d'autres restèrent neutres ou expectants. politique. I^ fallut à César sept années de
Comme lesjribus gauloises, en perpé- batailles pour conquérir la Gaule,
tuelles querelles, ne craignaient pas d'y II avait pensé réduire les uns après les
faire inter%-enir des peuples germaniques autres les peuples qui lui étaient hos-
tels les Suèves que les Séquanes * tiles. Les exactions et les cruautés de
avaient sollicités contre les Eduens », — ses armées finirent par détacher de lui
César appréhenda que ces peuples gros- ses amis et par réunir pour la première
siers et barbares s'habituassent à passer fois toute la Gaule, druides et chefs de
le Rhin ; une fois maîtres de la Gaule, ils clans, aristocratie guer-
se jetteraient sur l'Italie à l'exemple des rière et menu peuple. Tentons et des Cimbres. Rome avait Le signal du sou-
donc intérêt à soumettre la Gaule jus- lèvement fut donné
qu'à l'Océan et au Rhin. par un jeune noble du
Ayant chassé et reconduit jusqu'au pays des Arverr.es
Rhin'les Suèves, comme il avait précédem- (l'Auvergne actuelle),
ment refoulé les HelvètesS César fut Vercingétorix. César
acclamé d'abord comme un sauveur. Puis, eut un adversaire
digne de lui. La ba-
^ ,, taille de Gergovie
1. Tribus de la Souabe actuelle. , , , Clerrnont) JL'les césar
2. H^ibitantsdela FianrhcComté. [P^^^ ^e Çiermonij ,,^, g^^,j..c.,.
3. Habitant:, d« la BonrgoKne. tourna a 1 avantage /,,„,^,.„^;,^^,„„„„, ' Habiianti de l'ouest de la Suisse. des Gaulois, ils crurent de vuconti.
LES GALLO-KOMAI XS.