F^-^^ DE LA GUERRE DE CENT ANS
les « Écorcheurs », parce qu'ils dépouil- trois siècles au roi d'Angleterre, les
laient les gens jusqu'à la chemise. La Gascons n'étaient pas enclins à se
Pragmatique de Bourges proclama que tourner français et l'armée ennemie
l'autorité des Conciles généraux est supé- avait pour chef le vieux Talbot. A sa
rieure à celle des oapes et interdit les mort (il fut tué d'un boulet à la bataille
appels au Saint Siège, même dans les causes ecclésiastiques.
La féodalité militaire et la chevalerie, glorieusement décimées aux Croisades, lourdement captives de leurs traditions devenues routines, avaient fait faillite contre des armées inférieures en nombre, mais légères et modernes. Le développement des institutions militaires de maiso.n uh jacoi ks cœur a boL rues
rharl<^= V *>t 1^ \rr>tP ^*'''^ P°'"' Jacques Cu:ur de 1443 à I453. elle fut cédée vendues V CL ic v<jic pjj^ Colnert aux échevins de Bourges en 1679 lille fait aujourd'hui office de Palais de Justice et d'Hôtel de Ville. Ca. Alan. Hist.J
d'une taille perpé
tuelle mirent aux
ordres de la Royauté, qui put désormais
se passer de la noblesse ou la contenir,
une armée permanente.
Ces institutions sortent d'une dure expérience et d'un mouvement des idées qu'elles vont contribuer à accélérer. La féodalité meurt avec le moyen âge. Les temps modernes naîtront dans une France libérée de l'étranger et unifiée (ou à peu près) sous une couronne incontestée. La moyenne propriété s'est considérablement accrue, la bourgeoisie est émancipée, le peuple ne compte plus pour rien.
Prise de Bordeaux.
— Ce fut Charles VII, comme autrefois Charles V, qui rompit la trêve, k roccasion d'une ville de Bretagne (l'ougères) pillée par des bandes d'aventuriers anglais.
Le nouvel instrument militaire se trouva cxcel-
d'artillerie de Castillon), Bord5thx, bloqué, menacé de bombardement et de famine, ouvrit ses portes. Excepté Calais, l'Angleterre avait tout perdu.
Dans le même temps, la guerre civile des Deux Roses [rose blanche de York et rose rouge de Lancaster) éclata. Elle sortait directement de la défaite. L'entreprise manquée pour la conquête de la F'ranc* avait irrité les Anglais contre eux-mêmes.
La guerre de Cent ans ne fut pas close par un traité. Elle finit, comme le Rhin, dans les sables.
Le procès de réhabilftation de Jeanne.
— Comme Charles Vil ne voulait pas devoir sa victoire et son trône « à une hérétique et invocatrice des démons », il avait, sitôt rentré à Rouen, ordonné de procéder à une enquête tendant à la revision << de la sentence inique, scandaleuse et déshonorante pour la couroime royale, fulminée par cet évêque de Beau vais qui était l'ennemi du roi '. »
Le procès de réhabilitation de Jeanne ne pouvait être engagé qu'avec l'approbation du Saint- Siège, le tribunal qui l'avait condamnée ayant été ecclésiastique. Le pape Calixte lll y con-
l N VAI.SSRAir DE JACQUES CŒUR Symbole de la fortune du célèbre argentier êentit de Charles Vil, dont les vaisseaux sillon-
naient toutes \e% mers.
(D'aprèn un vitrail du /l/i««if de Bturges.)
Le procès dura environ un an, après quoi, lent. Richemont, en un an (i440-i4.=>o), le 7 juillet 1456, dans le palais archiéconquit la Normandie, battit les Anglais piscopal de Rouen, la sentence de 1431 à l'"ormigny. Il fallut plus longtemps fut mise à néant comme étant « entachée (i44'M453) à Dunois pour reprendre la (iuytnne, mais elle appartenait depuis i. Mémoire de Guillaitme Boiii.lé.