‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 96 sur 725 · LES DÉBUTS DE L'ÈRE MODERNE · texte numérisé non relu

LES DÉBUTS DE L'ÈRE MODERNE

L'Europe au XV« Siècle. || Les Guerres d'Italie. || Charles VIII et Louis XII.

TETONS (au moment où s'engagent les — Près de l'Espagne, le petit Portugal ^ guerres d'Italie) un regard sur l'Eu- a cherché sa fortune sur l'Océan. Son rope. Cette Europe du xv*" siècle finissant hardi navigateur, Vasco de Gama, Le ne ressemble plus du tout à celle du héros du poème épique des Lusiades ', moyen âge. a doublé, à l'extrémité de l'Afrique,

Angleterre et Espagne. — Pendant le cap des Tempêtes, qui s'appellera déque la France, dont la Monarchie capétienne vient d'achever la première lî gure, est devenue le plus beau et le plus puissant royaume du vieux Monde.

l'Angleterre et l'Esvigne se sont oraiisées.

L'An gle terre .

qui a conquis l'Irlande et le pays de Galles, reste séparée de l'Ecosse, royaume distinct et souvent hostile. La déception de la guerre de Cent ans l'a fait glisser à la longue guerre civile des Deux Roses, mais l'a corrigée de ses ambitions continentales.

Elle s'apprête à | — .. >v^>.^..»»i. > a.^ ^ I ^^^^^ j^^jj années

se jeter dans son f.\c-.si.\!ilé dl pre.mier livre i.mprimé a paris de sollicitations, il véritable élément : c'est le début des Lettres de Gasparin, imprimées à la intéressa Isabelle de la mer. 1"/*!:°"".'^.*" ,'^.-;° :.''''"'''^'* ^' l'omemeut marginal ont Castille ; elle lui fit

liparini pcrgamcnfts clanfrimî ocato' af/epiflola^ Ubet foclicitcc incipit;

'ujj'^udco plurtmum ac Ixtoc in ca te fcntentia effe-'ut nibil a me ficri fine caufa putef -Ego enî etfi multoç^ uerebac fiifpi iÉl^^ tionef ;qi a me femproniû antiquû fami'/ ^^^. rtatê mcû reiiacbâ-'ramê cû ad inaedibi' ^g^l^ySf: 1« amml tui fapiêtii iudidû meû réfère*

• bâ- n^bil état qrc id a te improban pu' ""-^^^ t3cem«Nam cum d meof noffef moref-'d «Uius natutâ n ignorâtes 'n dubttabâ gd de hoc fafto meo tudicatutus ertcs- Non tgit haf ad te fcnbo Itâfyquo nouam ttbt de rcbuf a me gefltf cpinioncm faciâ'fed ot f l quando aliter Iximîef noftcof de me retire intcUigcs- tu g pibbe âufam meâ noftijdcfcnfionë mcâ fufcipiaf-Hjec ft fe/ cens- nibil eft quo uktrius offidum tu/ om requitam''Valc ;

sormais le cap de Bonne - Espérance , et a conquis de riches colonies dans l'Océan et dans la mer des Indes.

Le génois Christophe Colomb eut la pensée qu'il devait 3- avoir, pour aller aux Indes, un autre chemin que celui de Vasco et qu'on le trouverait en naviguant vers l'Occident.

Ni sa patrie, la République de Gênes, ni le Portugal ni l'Angleterre ne voulurent l'entendre ; on le traita, selon le destin des plus grands inventeurs, de visionnaire. Cependant ,

Sorbonne en été ajoutés à la

(Bibl. Nat.J ^ .

armer trois caravelles et lui donna patente. Trois mois après avoir quitté le port de Palos, il découvrait le Nouveau-Monde (12 octobre 1492).

Le nouveau continent aurait dû Catholique et d'Isabelle réunit l'Aragon s'appeler de son nom, mais il reçut celui et la Castille, qui s'accroissent bientôt d'un géographe florentin, Amerigo Vesde la Navarre et du royaume arabe de puce, qui visita le Brésil cinq ans après le Grenade. L'Islam est rejeté en Afrique, premier voyage de Colomb, au Maroc.

Indes orientales et Indes occidentales. i. De Camoens.

Elle est la seule monarchie parlementaire de son temps.

L'Espagne s'est lentement formée.

Elle a appris à se connaître contre les Maures, comme la France contre les Anglais. Le mariage de Ferdinand le

XVe S.

FORMATION DE L'AUTRICHE ET DE LA PRUSSE t O

La découverte de l'Amérique, la con- l'Empire romain. Monarchie élective et

quête des Antilles et des royaumes du non héréditaire, elle a laissé se perpétuer

Mexique et du Pérou, riches en or et eu le système féodal et elle n'est plus qu'un

produits de toutes sortes, allaient faire assemblage anarchique de grands et de

passer l'hégémonie du monde à l'Espagne petits princes, et de villes libres, aussi

pendant près d'un siècle. dépourvus de conscience nationale '

Italie. — Pendant que grandissaient qu'à l'époque où Tacite, en bon Romain,

les puissances occidentales de l'Europe, recommandait aux tribus, toujours en

l'Allemagne et l'Italie, qui avaient refait dispute et en giierre, « de persévérer dans

l'Empire romain au x"^ siècle, s'étaient leurs mutuelles haines ». morcelées et divisées contre elles-mêmes Ce peu de corps de l'Allemagne a

et n'étaient plus guère que des exprès- fini par perdre toute influence politique.

sions géographiques.

L'Italie s'était épuisée et comme dissoute vers la fin du moyen âge, dans la lutte des Guelfes et des Gibelins. Ses riches républiques (Venise, Gênes, Florence, Pise), ses élégantes et farouches familles princières, étaient à la fois particularistes et cosmopolites.

Le cosmopolitisme était, plus logiquement, l'esprit de Rome, devenue la tétedela>chrétienté.

Ses plus beaux génies, Machiavel, Léonard de Vinci, Michel- Ange, contemporains de nos

En redevenant pu rement germanique par la' déclaration de la Diète « que l'empereur élu ne tient son autorité que de Dieu et peut se passer d'être rt-connu par le pape >.,rEmpiren'était pas redevenu plus sain; la décomposition croissait.

Le nouvel acte fi>ndamental de la constitution allemande, la Bulle d'Or (1356), œuvre de l'empereur Charles IV, fils de ce roi aveugle d.&- Bohême qui fut tué à Crécy, n'avait fait encore que légaliser à la fois l'in-

FAC-SI.IHLK D U.N I.NCIN .ib'Ll-, .\\ LOl.RAI'll lOUE

guerres, pleurent la Contemporaine de rimpriineiie. la griavure sur bois se dépendance desélec natrie niihlipiisp substitua à la in-imure en miniature. tenrset l'ininni^san-

pairie ou du eu se (j*sus au jardi» des OUviers, avw. a'«/.-, leuisf.i i unpuissau

d'elle-même et cher- cède la couronne,

chent en vain à la réveiller de sa lé- Autriche et Prusse. — Cependant

thargie. deux États, qui vont, aux siècles suivants,

L'Empire Germanique. — L'Aile- dominer l'un après l'autre le monde

magne, (pii s'était avancée de l'Elbe allemand, se forment sur ses marches

au Niémen, avec les Chevaliers Teutoni- orientales.

ques et les Porte-Glaive ; plus loin encore sur le littoral de la mer Baltique, avec les hardis marchands de la Hanse, et dans la vallée du Danube, par les

C'est, au Sud, l'Autriche, à demi slave, avec ses Habsbourg qui ne sont encore que d'assez pauvres seigneurs.mais qui vont fixer la couronne impériale dat\s

Habsbourg, ducs d'Autriche, reculait leur noble maison et s'apprêtent à domaiiitcnant sur toutes ses marches orientales.

Le royaume de Pologne se constituait sur la Vistule ; les Turcs, maîtres de Constantinople, d'Athènes et de la péninsule des Balkans, poussaient en

mmer le monde par leurs grands mariages.

C'est, au Nord, la Prusse, elle aussi, à demi slave, avec ses Hohenzollern à qui un empereur à court d'argent (Sigismond) a vendu le Brandebourg,

Hongrie et menaçaient Vienne. Los terres qui ne sont encore que les pionniers du

romanes de ITimpire s'éta'ent détachées d'elles-mêmes, en Italie et dans la vallée du Rhône.

On a vu de quel prix l'-Allemagne avait payé l'entreprise de recommencer

;ermanisme en deçà de l'Elbe, mais qui, à leur heure, feront demi-tour et repor teront leurs ambitions vers l'Ouest.

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