BATAILLE DE FORNOUE
salem, revêtu de l'habit impérial, le dernier Paléologue, réfugié en Italie, lui ayant cédé ses droits à la couronne d'Orient.
La cérémonie terminée, il se hâta de prendre le chemin du retour, laissant le gros de ses troupes à Naples. Il fut à peine parti que « le plus inconstant des peuples de l'Italie ' » se révolta et releva les bannières du roi aragonais.
Ludovic le More, qui avait tourné contre lui, chercha à cerner la petite armée royale aux bords du Taro, à l'entrée des plaines lombardes. Charles lui passa bravement sur le ventre, lui tuant près de 4 000 hommes (bataille de Fornoue) .
n'était pas possible de ^Fv^^js ^~ \ voir meilleure créa- "
ture ».
La ligne directe des Valois s'éteignit avec lui et la couronne passa à la branche collatérale, en la personne de Louis d'Orléans.
Il avait été le chef Lotis xn v. 402-1 515,.
de la <i Guerre folle », D'après Nicolas de Flo-
où LaTrémoille l'avait '■*"'^'^'
fait prisonnier. Son premier acte fut de le confirmer « en tous ses états et offices », disant « que le roi de France
Biàl. Nul.. Med.)
Le traité de Novare mit fin aux hostilités. A Florence, le moine Savonarole, qui avait salué Charles comme le libérateur, fut excommunié par le pape Alexandre Borgia, traduit devant un tribunal ecclésiastique et condamné au feu.
Les pitiés d'Italie. — Si contradictoires qu'aient été les actes de Charles VIII pendant son voyage , promettant à tous, aux villes révoltées comme à leurs anciens tyrans, il n'en a pas moins eu le sentiment, tendre sinon profond, des pitiés d'Italie. La chétivité même de sa personne — « petit de taille, grand de cœur ^ » — a réveillé l'idée que la force brutale n'est point tout. Quelque chose d'hvunain a passé comme un souffle avec son armée, image de la France.
Louis XII et le cardinal d'Amboise. — Charles VIII préparait une nouvelle expédition quand il mourut subitement', âgé à peine de vingt-huit ans, « prince peti entendu, dit Comines, mais si bon qu'il
i. guichardin.