ACTE PREMIER
allures dont on a pris rhabitiule dans ces endroifs-là et même avoir les allures que ces demoiselles ont avec eux.
STANISLAS
La vérité est que vous êtes furieuse que vos coquetteries ne réussissent pas.
FRANGINE
Quelles coquetteries?
STANISLAS
Vos coquetteries avec nous ; nous n'en sommes pas plus fiers pour cela. Votre coquetterie avec tous les hommes est bien connue. Vous voulez que tous les hommes soient amoureux de vous.
FRANGINE
Je me soucie bien des hommes! S'il n'y avait qu'eux et moi sur la terre...
STANISLAS
Si j'avais dit ça, moi.
FRANGINE
C'est un proverbe, et encore, je n'en dis que la moitié.
Alors, si les hommes vous sont indifférents, pourquoi avez-vous une robe comme celle-là?
FRANGINE
Qu'est-ce qu'il y a de mal dans ma robe?
STANISLAS
Il n'y a rien de mal dans votre robe, si j'en juge par ce qu'il y a de bien dehors.
20 FRANCILLOX.
FRANGINE
Stanislas, je vais me fâcher.
STANISLAS
Mais, nous savons très bien que ce n'est pas pour nous que vous faites toutes ces agaceries et même que vous jouez à la petite cvajiorée, ce qui ne vous va pas du tout ; vous êtes une sentimentale, vous, vous vivriez très bien entre un pot-au-feu fait par mademoiselle Annette et un bouquet de myosotis donné par Lucien, et, finalement, vous jetteriez le bouquet dans le pot-au-feu pour lui donner du goût. Est-ce vrai?
FRANGINE
C'est possible.
STANISLAS
Quant au reste, histoire de rendre Lucien jaloux.
LUGIEN.
Et c'est inutile, je ne le suis pas : je sais à qui j'ai affaire.
Tu seras jaloux quand je voudrai.
LUGIEN.
Essaye 1
STANISLAS
Lucien a raison et c'est vous qui êtes jalouse.
FRANGINE
Moi?
STANISLAS
Oui, vous. Et, si vous êtes de mauvaise humeur, si vous jouez du Wagner, si vous ne voulez plus qu'on vous ap-