‹ Francillon, pièce en trois actesChapitre 13 sur 97 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, moins ANNETTE.

STANISLAS

Je voudrais bien savoir pourquoi Francillon nous déclare inconvenants ?

FRANGINE

D'abord, je prie monsieur de Grandredon de ne pas m'appeler Francillon; je m'appelle madame de Riverolles.

STANISLAS

Vous vous appelez aussi Francine, dont vos petites amies ont fait Francillon, surnom que nous vous avons conservé avec l'autorisation de votre mari, ici présent. N'est-ce pas Lucien !

LUGIEN, lisant toujours le journal.

Parfaitement.

STANISLAS

Vous voyez.

FRANGINE

Mais, maintenant que j'ai un grand garçon sevré, ces laçons ne me plaisent plus, et je vous prie à l'avenir de m'appeler madame, tout bonnement. La baronne vient de me faire justement à ce sujet des observations très sensées auxquelles je me rends comme elle voit. — Est-ce vrai, Thérèse? (kiic quiuc le piano.)

THÉRÈSE

C'est vrai !

STANISLAS

Alors, vous ne m'appellerez plus « Stan » tout court.

FRANGINE

Je vous appellerai « cher monsieur ».

STANISLAS

Tout est changé

Tout est changé.

FRANGINE

THÉ ri: SE.

Francine a raison. Je ne sais vraiment d'où vient maintenant, dans la bonne compagnie, cette déplorable habitude de dire toutes les grossièretés de la mauvaise.

FRANGINE

Cela vient, ma chère amie, de ce que ces messieurs sont, du matin au soir, fourrés avec ces demoiselles qu'ils ne quittent que pour leur clnb, et que, si on veut les avcir de temps en temps chez soi, il faut leur permettre les

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