ACTE I' ri: .M 1ER
appelez aimer mal, c'est aimer ceux qui n'aiment pas. Si vous ne l'aimez pas (l'ariam plus bas.) faites du moins tout ce que vous pourrez pour qu'elle croie que vous l'aimez. A force de le lui faire croire, vous le croirez vous-même. L'amour vous viendra peut-être à la longue, par surcroît, comme la grâce, sans que vous l'ayez mérité autrement que par l'intention et la patience (uaut.) Là-dessus, je vais retrouver mon mari et mes cinq enfants. (Eiie remonte.)
(a Lucien.) YoUS dirCZ à FrancinO... (rrancine entre.) Ah! la
voilà! ( A Francine.) Tu arrivcs bien : je m'en allais, (eiio l'embi-assc.) Ton fds dort?
FRANCINE
Annette m'a renvoyée (juaiul il a été endormi; elle m'a dit que cela ne me regardait plus.
THÉRÈSE
Je vais les embrasser tous les deux. Tu es plus calme ?
FRANCINE
Oui. Ta voiture est-elle là?
THÉRÈSE
Depuis une heure.
STANISLAS
Nous allons vous y conduire, chère madame.
THÉRÈSE
Tous?
HENRI
Tous ! Vous n'aurez jamais une escorte assez digne de vous.
Tliérèse et Francine s'éloignent un causant. STANISLAS, u Lucien.
Adieu. A demain.
« FRANCILLOiN.
LUCIEN
A tout à l'heure.
STANISLAS
Tu vas venir au cercle?
LUCIEN
Oui.
HENRI
Vous feriez mieux de rester.
LUCIEN
Vous aussi, cher ami, de la morale! Laissons cela à madame Smilh.
CARILLAC, qui s'csl verse un petit verre et qui le boit.
Ah! que j'ai mal à l'estomac!
STANISLA S^
Va te coucher, va.