‹ Francillon, pièce en trois actesChapitre 28 sur 97 · T H K R K SE · texte numérisé non relu

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Que la pensée est peut-être ingénieuse, originale, spirituelle même, si vous voulez, mais finalement inutile. Si vous étiez de mon sexe, au lieu de n'être que du vôtre, vous sauriez que quels que soient les mœurs, le milieu, les apparences, les formes extérieures des sociétés, la femme reste toujours la femme, qu'elle arrive toujours au mariage et même à la faute, avec un idéal toujours le même: être aimée; que, dans sou ignorance des réalités, quelques renseignements sans preuves que lui ait donnés un entourage frivole et quelquefois dangereux, je vous l'accorde, elle est affamée de tendresse et de respect, et que la seule combinaison qui ait chance de réussir avec elle dans le mariage, c'est toujours et tout bêtement l'amour! Cela est éternel, comme la joie que cause aux plus mélancoliques un beau soleil d'été et aux plus corrompus le sourire d'un enfant; cela est né avec notre monde et cela lui survivra pour en créer d'autres. Quant à vouloir, si on a été maladroit, injuste, infidèle, quant à vouloir, le moment psychologique venu, lutter de finesse ou de ruse avec une femme décidée à prendre ses revanches, n'y comptez pas, mes enfants, comme dit Francine. Les hommes auront beau s'associer, ils ne seront pas de force, (a Lucien.) Croyez-moi, mon cher monsieur de Riverolles, vous avez une femme jeune, jolie, irréprochable, intelligente, un peu excentrique, mais de fière et noble race. C'est un petit cheval de sang avec lequel il faut avoir la main légère. Elle vous aime. Ce que vous

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