‹ Francillon, pièce en trois actesChapitre 47 sur 97 · SCÈNE III FRANGINE, HENRI · texte numérisé non relu

SCÈNE III FRANGINE, HENRI

FRANGINE

Elle pense à vous, ma parole ! Une fille de vingt ans qui aime un homme de quarante-deux!

HENRI

Vous rêvez.

FRANGINE

Je ne rêve pas. Les hommes sont lâches, mais les femmes sont bêtes. Faitesdoncunmondequi marche avec ça. Puisque vous avez causé seul avec Annette pendant dix minutes seulement, vous savez bien à quoi vous en tenir. Quand l'épousez-vous?

UENRI.

Je ne pense pas à épouser mademoiselle de Riverolles. Vous êtes bien agitée depuis hier.

FRANGINE

Mais non, mais non. El pourquoi le serais-je d'ailleurs?

HENRI

Voyons, dites-moi ce que vous avez? Vous m'imiuiclez, je vous assure. Je suis venu exprès de bonne heure aujourd'hui pour le savoir.

FRANGINE

Eo.i apùtre. Alors vous ne vous douiez pas de ce qui m'agite, pour me servir du même terme que vous?

HENRI

-Non.

FRANGINE

Et cependant vous êtes mon ami.

HENRI

Bien sincère.

F RANGINE.

Seulement, vous êtes encore plus l'ami de M. de Uiverolles.

Comment cela ?

FRANGINE

Vous ne trahissez pas ses secrets.

HENRI

11 ne m'en a pas contié.

FRANGINE

Et vous n'en avez pas surpris?

HENRI

Non.

Page 1