SCÈNE IV Les Mêmes, LUCIEN
LUCIEN, entrant.
Je viens de voir Annette. (a Hemi.) Ah! bonjour, (a Francine.) Elle me dit que tu es tout agitée. Qu'est-ce que tu as encore?
Henri va pour parler bas à M. de Riverolles. FRANCINE.
Il est inutile, mon cher monsieur de Symeux, de prévenir tout bas M. de Pàverolles, je ne veux rien lui cacher, «t, si vous voulez assister à notre conversation, je ne demande pas mieux que de l'avoir devant vous et devant n'importe qui.
Bref, qu'y a-t-il ?
FRANCINE
Il y a que je suis allée au bal de l'Opéra, comme M. de Symeux allait vous le dire tout bas.
Parce que?...
FRANCINE
Parce que ça m'a plu.
LUCIEN
Avec qui ?
72 FRANCILLOiN.
FRANGINE
Toute seule.
LUCIEN
C'est une plaisanterie.
FRANGINE
Demandez à la femme de chambre, qui m'a donné tout ce qu'il fallait pour sortir, au portier qui m'a ouvert la porte, au cocher de la compagnie qui m'a conduite. Je lui ai dit qu'il aurait vingt francs, s'il marchait bien, il a bietfi marciié et il a été poli. Voici son numéro.
Elle lui donne le bulletin du cocher qu'elle tire de son petit portefeuille. LUCIEN.
Et pourquoi ètes-vous allée au bal de l'Opéra?
FRANCI>E
Parce que vous y alliez.
LUCIE N
J'avais refusé de vous y conduire.
FRANGINE
C'est pour cela que j'y suis allée sans vous.
LUCIEN
Refuser de vous y conduire,^c'était vous défendre d'y aller.
FRANGINE
Il fallait le dire; mais je ne vous aurais probablement pas obéi, n'ayant d'ordres à recevoir de personne.
LUCIEN
Excepté de moi.
FRANGINE
Parce que ?