‹ Francillon, pièce en trois actesChapitre 95 sur 97 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LUCIEN, STANISLAS, THÉRÈSE, mus FRANCÎNE.

STANISLAS

Elle a tout prévu.

THÉRÈSE

Oui, avec les hommes, mais avec les femmes, c'est autre chose.

LUCIEN, h Thérùsc.

Eh bien ?

THÉRÈSE

Eh bien! Si je la jette dans vos bras, aimante et innocente, comme hier, commencerez-vous enfin à comprendre quelque chose à sa douleur et à votre devoir?

LUCIEN

Comme vous êtes émue?

THÉRÈSE

Ail! il y a de quoi être émue en voyant une honncle femme mettre autant d'acharnement à se diffamer qu'une coupable en pourrait mettre à se défendre. Je vais jouer toute la vie de votre femme sur un mot. Si humiliant qu'il soit pour elle de tomber dans un piège à prendre un enfant, il faudra l'icn qu'elle y tombe, et dans celuilà même qu'elle m'a indiqué en s'en défiant. Elle va venir certainement savoir ce qui s'est passé. Éloignez-vous, mais tenez-vous à portée de la voix avec M. de Grandredon.

LUCIEN

Faites tout ce que vous croirez devoir faire, (ils soitem.)

THÉRÈSE, seule.

A nous deux, il y a plus longtemps que toi que je suis femme.

Francinc cnlrc à droilc.

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