‹ François BoucherChapitre 1 sur 283 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

2L fut un temps en France OÙ, Si par impossible on en

| avait eu la pensée, on n'aurait pu sans danger parler de

Boucher, je ne dis pas avec éloge et sympathie, mais

seulement avec indulgence. Aux yeux des critiques mor-

tellement sérieux qui régentaient alors l’École, le « peintre

des Grâces » passait Pour un corrupteur de la jeunesse:

il était l’auteur responsable de la décadence du goût et même « des mœurs » de son époque; « original dans son esprit de dépravation, il n'avait aiguisé son crayon et broyé ses couleurs que pour charmer les yeux du vice. » «Son pinceau bas et trivial avait perdu toute espèce d'idée de vérité, de pudeur et de délicatesse; ses tableaux étaient justement

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