Archives de l’art français. (VI
2. Acajou el Zirphile, conte (à Minutie) (1747, in-4, 83 pages). Les gravures sont de Chédel.
et l’on y retrouve, notamment dans le dessin qui représente le Jeune
prince Acajou se rendant dans les lieux plus écartés du parc pour rêver à
la belle Zyrphile, des traces certaines de l'influence de Watteau. Boucher n'avait pas oublié, nous le verrons bientôt, les leçons silencieuses et fécondes que le maître lui avait données dans ces longs tête-à-tête dûs à la libéralité de M. de Julienne.
Infidèle ou calomniée, M” Boucher, comme beaucoup de femmes d'artistes du xvm° siècle, travailla dans l’atelier de son mari et mit ellemême la main au métier. Elle copia en miniature plusieurs tableaux du maître, et l’on a d’elle une planche signée wxor ejus sculpsil et une eauforte, décrite par M. de Goncourt « assez rare, représentant des Amours occupés à accrocher un écusson en forme d'œuf, portant au-dessus d’une cigogne trois cœurs enflammés, signée Jeanne Boucher. »