‹ François Boucher, Lemoyne et NatoireChapitre 15 sur 64 · L ECOLE DES MARIS · texte numérisé non relu

L ECOLE DES MARIS

Il aurait ainsi ajouté un personnage aux types de réternelle comédie, il aurait été l’historien malgré lui, le chroniqueur sans le savoir. Toutes les fois que Boucher s’est inspiré des spectacles qu'il avait sous les yeux, il a été intéressant : il a eu le charme et la leçon. Sans doute il a voulu laisser à Chardin et à Jeaurat la prose des scènes de la vie familière, le monde des petits

BOUCHER A L'ACADÉMIE

bourgeoi.s, le débraillé pittoresque du menu peuple de la rue. Il avait le goût des femmes bien vêtues et plus encore de celles qui trouvaient dans la nudité une suffisante parure. Et cependant cet amoureux des bergères de l'Opéra et

des déesses déshabillées s'est complu parfois à la peinture des réalités de la A'ie quotidienne. Il y réussissait à souhait. Nous ne connaissons que par une gravure assez ordinaire, due au burin de Petit, le tableau intitulé le Matin et qui représente une jeune élégante à sa toilette, à l'heure solennelle où, assise devant son miroir, elle se demande si la petite mouche noire qu'elle tire

BOUCHER

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