‹ François Boucher, Lemoyne et NatoireChapitre 49 sur 64 · VI · texte numérisé non relu

VI

lÿjli'l'Jt :M;

■f .iii.'K . ‘iti

iV.'ilL

LES DERNIÈRES ANNÉES DE BOUCHER

peuses ! Le médecin du peintre, Poissonnier, ne cachait pas son inquiétude. Grimm, qui semble avoir entrevu Boucher en ses derniers jours, nous dit à quel point l’artiste était malade. « Il avait depuis longtemps l'air d’un spectre et toutes les infirmités inévitables d’une vie consumée dans le travail et dans le

LES LAVANDIÈRES ( Dessin de l'Aibcrline ù Vienne. )

dérèglement des plaisirs'. » 11 était en effet au bout de ses forces. Boucher mourut au Louvre, le jo mai 1770. Ses funérailles furent célébrées le lendemain à Saint-Germain-l’Auxerrois, en présence des artistes les plus considérables de l’Académie royale. Vien, pour qui Boucher avait été un protecteur intelligent, figurait dans le cortège. C’est le destin. L'art qui arrive assiste presque toujours aux obsèques de l'art qui s'en va.

Page 1