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sur les formes en mouvement ; il :i été à sa manière un petit-lils de Rubens. Qiiand on étudie l'œuvre de Boucher et son mensonge, une pareille rencontre est inoubliable.
Dans la période heureuse de son talent, il a cherché aussi, le pinceau a la main, la saveur de la nudité vivante et l'élasticité de l’enveloppe où le déplacement du moindre muscle creuse une dépression ou accentue une saillie. Diderot disait: « Il me semble avoir vu de Boucher des enfants bien naïvement enlants ». Dans la pensée du philosophe, il s'agissait moins de l’expression que de la vérité et de la souplesse avec lesquelles l’artiste a exprimé la gesticulation de ses Amours et de ses génies. Mais ce n'est pas seulement la sincérité du mouvement général qui doit être prisée dans les enlants de Boucher : c’est le curieux détail de leurs formes grassouillettes et tendres, leur embonpoint délicat, leurs rondeurs molles, l’engorgement provisoire de leurs membres ébauchés, et surtout le sourire de ces fossettes modelées par l’artiste à l’endroit meme où les met la maternelle nature. On ne doit pas, pour peu qu’on soit juste, traiter trop légèrement les Amours de Boucher. Il y a de fart et de l’étude dans ces enfants aux carnations potelées, aux attitudes assouplies comme des festons. Ils vivent dans la lumière, ils ont la gaieté robuste de petits sylphes bien nourris, et ils n’ont vraiment pas l’air d’être trop mal dessinés, lorsque, renversés sur la nue, balancés au caprice de la brise, ils font de la gymnastique dans l’azur.
Le conseil du magistrat qui recommandait de chercher la femme demeure sans application en ce qui concerne l’œuvre de Boucher. On ne cherche que ce qui se cache. Or, dans les peintures et dans les dessins du maître, la femme ne songe pas à se dissimuler. Elle fut la souveraine de sa pensée, elle est la raison d’être et l’ornement essentiel de ses compositions, l'éternel premier rôle de sa comédie amoureuse. Elle s’étale, triomphante et nue, dans les scènes mythologiques qui se jouent toujours à son bénéfice, et, sans souci des pudeurs bourgeoises, elle consent d’autant mieux à être regardée que le peintre a réservé pour elle toutes les caresses de la lumière. Boucher n’a jamais voulu croire qua la femme jeune. Il invente des créatures précoces qui ont des aventures à quatorze ans. C’était la mode. Dans X Almanach des Muscs, et aussi dans les déclarations que les mères justement inquiètes viennent faire devant M. le lieutenant de police, on voit que, chez les petites filles du temps, la curiosité s’éveillait de très grand matin. Boucher a peint des Dianes adolescentes et des Vénus enfantines qui, si l’instruction avait alors été obligatoire, auraient été retenues longtemps encore sur les bancs de l'école. Faut-il croire à l'insuffisance de 1 enseignement sous
beaucoup qui sont agréablement habillées, plus encore qui sont savamment dévêtues : il en est même quelques-unes qui paraissent faire des gestes; mais est -il bien sûr que ces limtômes comprennent le drame ou la comédie qu’ils ont l'air de représenter? Est-ce là ce que Diderot a voulu dire? Faut-il croire que, pour être émouvant, Facteur doit être un homme et que, sous le masque, on aime à entrevoir un visage ? L'art n’est-il qu'un vain simulacre ? Sa vertu secrète ne consiste-t-elle pas à recueillir de toutes parts des confidences , des mélancolies, des sourires et à composer, avec ces choses sorties du cœur, une éloquence laite d'émotions et de pensées? Léonard de Vinci le croyait, et Rembrandt aussi. De là leur charme persuasif et l’éternelle jeunesse de leur langage. On peut, en un jour de curiosité et de loisir, s’intéresser à l’étude d'une œuvre frivole et se distraire aux caprices de l’arabesque; mais lorsque, au retour de ce voyage dans la chimère, on écoute la voix de sa conscience, on reconnaît que ceux-là seuls restent grands qui ont su parler à l’âme humaine.
Adam (l’aîné), 120.
Adicdaide (M'"'), 4'- Ai.bant- (!’), 67, 10g, i83.
André dei. Sarte, 162.
Angiviu-ers (d’), 3i.
Anne (la reine), ii.
Antin (duc d’), 14, 22, 23, 24, 27, 3r, 33, 36, 37, 63, 112.
Apeli.es, 49, 109.
Argenson (marquis d'), 157.
Argen'ville (d’), 24, 41, 44, 121, 16S. Arnoult, io3.
Arnould (Sophie), 149- AuuERT (Michel), 66, 67.
Audran, 12S.
Alaule (duc d’), 154.
Aveline, 62, 73, 86, i3o.
Barbier, 147.
Basan, i58.
Baudicour (de), 60, 62.
Baudon, 149.
Baudouin, 142, i58, 169, 172, 174, 176, 177, 178.
Beffara, io3.
Belle, 11 5.
Bérain, 69.
Berch, 97, gS.
Berger, 14, i5, 21, 23, 25, 3i, 36.
Bertin (Nicolas), 9.
Besnier, 88.
Beurnonville (de), 164^
Blanc (Charles), i3y.
Blomaert, 80.
Blondel, 69.
INDEX
Bi.oxDi:r. d’Azincol'rt, i63.
Bi-oxoei, n!-: Gagxy, io3.
Bocc.\ge (M""' du), 49.
Bocher (Emmanuel), 172.
BoFt'RAND, 3g, 44, 69, 87.
Boisjourdain (de', 160.
Botticelli. 140.
Bouchardon, 63.
Boucher (Nicolas), 07, G7.
Boucher (Jeanne-Élisabeth-Victoire), So,
Boucher (Justc-Naihan), 80, i(58, 169.
Boucher (Marie-Émilie), 80, go, 142, 172. Boui.e, ibo.
Bouu-ogxe (Louis de), 3o.
B0U1.L0GNE (les), 6, 7, 8.
Braxcas (duchesse de), 124.
Brut, G2, G7, 77, io3, 128, i55, i83.
Brice (Germain), 9.
Briox, G2, G.3.
Bruxetti (Gaetano\ 44, 1G8.
Burger, 129.
Buzeau (Marie-Jeanne Boucher), 67, 68, So, 86, 96, 97, 104, io5, 108, 166, 1G9.
Caffiêri, iGo.
Canot, 149.
Gallet François), 27.
Caravage iPoIidore de), 1G2.
Caravage (Michel-Ange de), 20.
Carriera (Angela\ 12.
Carriera Rosalba'i, 12, 23, 36.
Cars ^François), 57, 58.
Cars (Laurent\ ro, iG, 24, 3o, 5g, 96. Castiglione (Bcnedetto), 12, 23, 36, i5G, 167, 171.
Catixat, 17G.
Caylus (le comte de), 7, 10, ii, i3, 14, 17, 21, 23, 24, 23, 26, 28, 29, 3j.
Cazes, 9, 22, 1 12.
Cervantes, 86.
Challe (Michel-Ange), iGG, 167, 168.
Chardix,7i,96,97, 107, 129, i53, 154, 180. Ch.yteauroux (M'"" de), itg.
Chedel, qG.
Chexnevières (de), 22, 177.
Choiseul (duc et duchesse de), ii5.
Clairon (M"*) 23.
Clément de Ris, 10, 23, 60, 94, 98.
Clérisseau, 5o.
CocHiN, 84, i3G, 174.
Col.ÜERT, 7.
Collin de Vermoxt, 22, 112, 1G9.
CoxcA (Sebastiano), iG, 63, 1G2.
CoRRÈGE, 25, 56, 87, 162.
CoRToxE (Pierre de), i5, 16, 26, 37, 40, 53, 62, GG.
CouRTix, 22.
CousTou (Guillaume), 109.
CoYPEL (Charles), 6, 10, 22, 23, SG.
CoYPEL (Noël), 22, 23, 86.
CoZETTE, 40, 128.
Craig (James Gibson), 140.
Crussent, Gq.
Croizil, i3i.
Crozat, 22, 26, 44, ii3.
Dacier ^M“*), g.
Daniel Je Père\ 58.
Daullé, 94, 121.
Dauphin (le), 112, 1G7, 173.
Dauphine (M'"® la), 43.
Dauvix (Françoise), G, 7.
Delouel, 37, 38.
Delaunay (Nicolas), 175.
Demarteau, i3G, i56, iG3.
Deschamps ^M"'), i3i-i32.
Deshays, 142, i58, 1G9, 170, 171, 172, '74-
Desormeaux, i56.
Despl.lces, G4.
Desportes (François), gG.
Destouches,
Diderot, 2,
iiS,
iGo,
Didier (Hexri\ 22.
Dieu (Antoine), 22.
Dolce (Lodovico), 3G.
INDEX
Drouais (Herbert}, 140.
Dlcarry (M™®), 177, 178.
Dl'chesne (Antoine), 46, 49, 106.
Düclos (l’académicien), 96.
Dcfi.os (Claude\ 94.
Dl’git, 34.
Dl'uv (Pierre), 9, 34.
Dimont i.e Romain, 112.
EmmANUF-L III. 167.
Emerson, 57.
FaI-CONET, 120.
Farnèse (Élisabeth), 167.
Faux (M"‘ de), 25.
Favannes (Henri de\ 22.
F.wart (.M'"‘), 1 5 1 .
Favart, 108.
Fessard (Étienne), 44, 121.
Fiu.on (Benjamin), 108.
Fleury (cardinal de\ 23, 28.
Fontaine (Jean), 172.
Fontaine (M'"‘ de), 47.
FoNTENEt.i.E, (kj, 160.
Fort (du), 41.
t’ossE (de La), 1 1, 20.
Fr.vgonard, 123, iG(5, 177, 182.
François, i63.
Fratrel (Joseph), 174.
Gaillard (Robert), 97.
Galloche, 7, 8, 20, 22, 34, 35, 112.
Gault de Saint-Germain, 55, 5ü, 164.
Gentil-Bernard, 149, 174.
Geoffrin (M'"'), io5.
Germain (Thomas), 35, 81.
Gersaint, 90.
Gillot, Ô9.
Giordano (Luca), 16, 21, 63.
GiORGIONE, II.
Concourt (de), 52, i23, i36, i63, 176.
Concourt (Edmond et Jules de), io3, 126,
iSy.
Gougenot, 35, 89.
Goyen (Van), 161.
Gresset, 33, 86.
Greuze, 146, i53, 176.
Grimm, Il 2, 128, 129, 140, 142, i5o, i5i, i53, 159, 160, 172.
Grimod de La Reynière, 147.
Gu.\.y, 126, 147.
Guide (le), 5i, 53.
Gullier, io3.
Héuert, loi, io5, i63.
Heinecken, 169.
Heyne, i53.
Hogarth, 20.
Horace, 146.
Hubert Robert, 154.
Hl'quier, 3o, 90.
Jacob (Louis', 62.
Jacqmin, i3, i5o, 160.
Jeanron, 27.
Jeaurat (Edme), 63.
Jeaur.\t (Etienne), 37, 38, 63, 71, 112
JOULI.AIN, 69.
Juliart, 168.
JüLLIENNE (de), 22, 29, 44, 46, 22, 60, 62,