mars 1863, inédite
remarque, je pense que des amis bienveillants avaient dû alors se proposer de marier la « grande Mademoiselle »? Car c'est ainsi que les amis s'occupent du bonheur des autres, et George — qui avait, personnellement, haï le mariage, — trouvait, cette fois, l'idée excellente.
Lorsque, plus tard, ma mère fut fiancée, George s'en réjouit. « Je suis enchantée... J'ai ouï dire que votre futur gendre était homme de talent et de distinction, avec cela vous me dites qu'il est beau et charmant ; Marie l'a choisi, tout est pour le mieux. . . Je me réjouis pour eux et pour vous du fond de mon âme, car vous aviez bien besoin de repos et de consolation, ma pauvre enfant ; vous avez traversé de véritables désespoirs, ne vivant que pour vos enfants, il vous était bien dû de ne plus voir languir et souffrir cette fille charmante et chérie. Embrassez-la bien pour moi, son mari aussi, et croyez que je suis contente, contente !
«... Quant au petit camarade' il est content aussi, il dit des folies, et prétend qu'il a très bien fait d'être encore plus épris de la mère que de la fille. Les jeunes personnes manquent selon lui de discernement, mais encore une vingtaine d'années, et la mère est à lui ' Au reste il compte vous écrire tout cela lui-même, à présent que vous êtes plus en train de rire que dans ces derniers temps. »